HIGH ENERGY !

Face au confinement, pour vous redonner la pêche : un remède musical radical, prenez une bonne décharge de «High Energy». C’est garanti sans danger !

A la fin des années 70, on pensait que le disco était enterré, mais dans les années 80 à la surprise générale il renaît de ses cendres en pulsant un tempo plus rythmé donnant naissance à un nouveau genre, la «High Energy» qui va engendrer de nombreux hits inoubliables et une folle envie que la fête continue encore et toujours…

En effet les dj américains des boites de nuit gays passant du disco ne désarment pas et, pour se renouveler, ils dégainent des synthétiseurs et d’autres instruments électroniques et analogiques pour donner vie à un nouveau type de son électronique, la Hi-NRG plus connu sous le nom de «High Energy».

Une renaissance de haut-voltage célébrée par le hit éponyme de la chanteuse américaine Evelyn Thomas, le légendaire travesti Divine se déchaîne sur le dance floor, la catwoman irrésistible Eartha Kitt revient sur scène avec «Where is my man», tandis que le surprenant duo québécois Lime électrise le monde avec leurs deux tubes «Your love» et «Babe, we are gonna love tonight».

Le courant énergétique de ce Disco dopé passe l’Atlantique pour triompher en Europe en se mélangeant avec la pop et la new-wave. Évidemment les premiers à recevoir la décharge électrique sont les anglais, avec les succès de «Searchin» d’Hazell Dean et de Frankie Goes To Hollywood (FGTH) avec le scandaleux «Relax». Le fameux trio compositeurs-producteurs Stock Aitken Waterman (SAW) inonde le monde avec leurs tubes pour divers artistes dont Dead or Alive mené par l’excentrique Peter Burns.

Ils donnent aussi une nouvelle version endiablée de «Venus» pour les Bananarama et produisent le come-back inattendu d’une légende du Disco, miss Donna Summer.

Les allemands suivent l’électrochoc en produisant eux aussi cette nouvelle tension musicale, ils électrocutent le monde avec de l’artillerie lourde : les tubes de la belle chanteuse Sandra et le duo masculin Modern Talking avec leurs singles au tempo redoutable.

Les Français restent un peu en retrait du phénomène mais le groupe lillois Magazine 60 avec leur «Don Quichotte» sauve l’honneur et s’attire un succès international, ouf !

De l’autre côté des Alpes, c’est la déferlante de la disco-pop italienne avec notamment la chanteuse Spagna et sa tignasse électrisée dans son «Easy lady», on peut aussi compter sur Den Harrow, Valérie Dore et bien d’autres…

Mais comme pour le Disco, à la fin des années 80, la machine à tubes s’emballe, c’est l’électrocution avec le débarquement de la House Music, la Techno ravage tout, mais la High Energy influencera l’émergence et le triomphe de l’Eurodance dans les années 90…

Author: Stéphane

Encyclopédiste des années 80 et collectionneur de 45 tours, il ne s'est toujours pas remis de la séparation du groupe ABBA. A toujours rêvé d'être un rockeur à la Rod Stewart mais aurait aimé aussi savoir jouer de la harpe celtique. Véritable archéologue du fonds commun Musique, il souhaite faire revivre des artistes inavouables à travers des articles et des vidéos sur Bmol, en assumant sans complexe son côté rétro et nostalgique de la génération Casimir! A osé un jour passer "Dancing Queen" à l'espace Musique et Cinéma de la bibliothèque Kateb Yacine !

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