wovenhand

Le 14 Octobre, la Belle électrique va résonner comme une cathédrale gothique, au son de la voix sépulcrale de David Eugene Edward. Nul doute que le chanteur charismatique (voire carrément possédé ?) du groupe Wovenhand, saura rallier les enfants de la nuit à sa cause.

Depuis la fin des années 90, David sévissait dans le groupe 16 Horsepower, puis suite à une brouille, il monte au début du nouveau millénaire, le groupe Wovenhand, à Denver (Colorado). Littéralement, woven hand signifie les mains jointes en signe de prière. Cette prière, cette ferveur est omniprésente dans la musique d’Edward. Elle sonne comme une litanie bouleversée, comme un gospel désespéré, comme un folk obscur ou une vieille country crade.

En 2014 ils sortent leur douzième album Refactory Obdurate qui marque un tournant résolument rock dans la carrière du groupe. Ils brûlent ce qui restait de 16 Horsepower et de ce bucher laissent percer la rage. Une lourdeur électrique sombre et habitée ou le message d’Edward sonne comme celui d’un preacher halluciné.

Wovenhand enfonce le clou en septembre 2016 avec «Star Treatment», un album aussi hanté et théâtral que son prédécesseur, flirtant avec les plus noirs projets de Nike Cave and the Bad Seeds et qui prendra toute son ampleur sur scène.

Mademoiselle Emma Ruth Rundle aura l’honneur d’ouvrir le bal des esprits en cette soirée d’octobre. Armée de son univers artistique entre folk et dream pop chargé de mélancolie, pas sûr qu’elle mettra la salle en feu, mais avec une voix pareille et des mélodies si affutées, elle va sévèrement poser l’ambiance.

Amis du disco, du R’N’B et du reggaeton passez votre chemin, la soirée du 14/10 s’annonce bien dark, lancinante et carrément jubilatoire. Si on parle tous latin à l’envers le lendemain : faite le 112 !!

# Label Bmol 7

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