Alors que la déferlante musicale anglo-saxonne explose tout sur son passage, que se passe-t-il sur le front français en 1968 ? La période yé-yé s’essouffle, les chansons mièvres des chanteurs ne font pas le poids face à l’invasion des groupes anglo-saxons. Difficile de rivaliser avec le duo Lennon / McCartney, Bob Dylan et les Beach Boys.

Tant bien que mal, notre rocker national Johnny Hallyday résiste en chantant  » Noir, c’est noir.  » Antoine commence à distiller, bien gentiment, des idées dans l’air du temps par l’intermédiaire de ces  » élucubrations « . Hugues Aufray adapte les chansons de Bob Dylan en français. Un courant contestataire verra le jour à partir de 1969 avec des chanteurs comme François Béranger, Catherine Ribeiro, Colette Magny et Graeme Allwright. Pour l’heure, les artistes confirmés sont encore là ( Brassens, Brel, Ferré, Nougaro…etc) et ils savent se montrer incisifs quand il faut réveiller les consciences, mais une nouvelle génération de chanteurs français va naître en marge de la contestation  » mai soixante-huitarde  » et elle va remodeler le paysage musical français pour les décennies à venir.

La cavalerie / JULIEN CLERC (1968)

julien-clerc.jpgC’est en 1966 que Julien Clerc va rencontrer Etienne Roda-Gil et ensemble, ils vont écrire de belles pages musicales. Le duo sort, en 1968, le titre « la cavalerie » et ce sera le début d’une collaboration gagnante. Rien de véritablement subversif dans ce premier texte mais un chant particulier qui fera remarquer Julien Clerc. Il sera alors tête d’affiche pour la comédie musicale hippie « Hair« , en 1969. Le début d’une longue carrière.

Animal on est mal / GERARD MANSET (1968)


gerard-manset-animal-on-est-mal.jpgSorti d’abord en 45t, puis en 33 t, « Animal, on est mal » nous fait découvrir un artiste atypique, à mille lieux de tous les canons de la mode et du show-business. Véritable auteur –compositeur, Gérard Manset se lance rapidement dans la composition d’un oratorio symphonique, la Mort d’Orion. Loin des médias et du monde, Gérard Manset développe un univers musical personnel sombre et mystérieux. Auteur à part, il n’en restera pas moins très présent dans la sphère musicale française en faisant paraître régulièrement des disques et en écrivant pour d’autres personnes..


Mon frère /
MAXIME LE FORESTIER
(1972)

maxime-le-forestier-mon-frere.jpgRemarqué dés 1968, Maxime Le Forestier marche dans les traces de Brassens, mais il ajoute dans ces compositions le folk américain. Son premier album, après quelques 45 t en 1968, est composé de ballades à la guitare, sur lesquelles il chante des textes politiquement incorrects. Le morceau Parachutiste est une ode anti-militariste et San Francisco deviendra l’hymne hippie français.

 A suivre…..

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