Mardi 27 janvier. Mini-concert de Thierry « Titi » Robin à la Fnac. L’artiste est venu jouer en trio : une chanteuse (en fait sa fille, une voix superbe digne des BO du Temps des gitans ou de Swing), un percussionniste brésilien et lui avec sa guitare et un bouzouq, instrument traditionnel oriental. D’emblée ça commence bien puisque arrivé en avance pour être sur de trouver de la place je m’aperçois que le concert à déjà commencé : en fait il s’agit de la balance mais il faut le savoir. TITI ROBIN très à l’aise échange déjà avec le public. « Bon la balance est bonne, ça veut dire qu’on arrête de jouer alors ? » ou « A tout à l’heure on va faire nos achats à la Fnac ». En fait il n’en feront rien, préférant discuter avec quelques personnes qui viennent spontanément à leur rencontre.

A 13 heures le concert commence et immédiatement la magie opère : imaginez une musique qui brasse allègrement les cultures gitane, orientale et le flamenco, avec des accents bluesy voire indiens par moments et vous aurez une petite idée de l’univers de Titi Robin. L’intérêt de sa musique est qu’on a jamais l’impression d’un patchwork ou d’un puzzle musical. Elle brasse les genres mais elle a son identité propre, indéfinissable et pourtant tout de suite présente dès les premières notes. Visiblement tout le monde à l’air content d’être là, public comme musiciens et le concert s’en ressent : sa fille qui ne devait pas danser par manque de place se lance dans une parade d’inspiration indienne tout en mouvement et en grâce et j’avoue avoir été scotché; un auditeur trouve les mots juste pour en parler : « un mélange de pureté et d’érotisme ». Et ça continue comme ça pendant trois bon quarts d’heure. Voilà bien le genre de concert qui illumine votre journée et vous met un grand sourire aux lèvres… un peu comme les musiciens présents.

Bref allez jeter une oreille sur ses disques et en particulier « Ces vagues que l’amour soulève » avec entre autres 2 titres magnifiques, « Jarna » et « Danse d’adieu » tout en mélancolie, dont une définition pourrait être : un mélange de tristesse et de bonheur.

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PS : ce concert a aussi été l’occasion de m’interroger sur l’accueil souvent chaleureux et le succès des musiques et des cultures venus des quatre coins du monde (pensez à Ayo, Rokia Traoré, Cesaria Evora [la liste est longue] qui remplissent les salles à tour de bras) alors même qu’on organise aux portes de l’Europe (et en son sein) le refoulement des étrangers…Vous avez dit schizophrénie ?

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