SEBASTIEN TELLIER, « Sessions »

« J’ai crée “Sessions” pour les couples solitaires, ceux qui aiment danser au son du désespoir. C’est la musique piano-bar d’un paquebot fantôme » nous dit Sebastien Tellier en préambule.

Dans cette phrase, c’est le mot piano-bar qui nous alerte quand on songe aux ambiances sirupeuses des grands hôtels où un pianiste déverse sa guimauve pour des clients distraits.
Car c’est album est sans cesse sur le fil du rasoir : on bascule du ravissement des ambiances mélancoliques et des textes qui racontent de véritables petites histoires à l’agacement d’avoir l’impression de se faire berner par quelqu’un d’un peu trop malin. Il y a donc des chances pour que certains se laissent complètement gagner par ce disque quand d’autres resteront de marbre.
Pour ma part, mon choix est fait, car certaines chansons (« La Ritournelle« , « Black Douleur« , « Broadway« ) finissent par tout emporter. On se laissera donc volontiers impressionner par sa capacité à nous émouvoir avec une telle économie de moyens (un piano, quelques accords de guitare)…

Auteur : Julien

Né quelques jours après la mort de Jimi Hendrix (on fait se qu'on peut). S'est flatté pendant longtemps de détester le jazz mais attribue désormais cela à une erreur de jeunesse. Déteste vraiment la nouvelle-nouvelle-nouvelle chanson française. Se gausse pourtant d'avoir vu Bashung un soir de 1995 et d'y avoir pris du plaisir. A tenté (vainement) d'être musicien et traine depuis son mal-être dans des débats musicaux stériles. Persiste a porter des pulls à capuche et des Converse (le plus souvent déchirées) à bientôt 40 ans…

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