Lors d’une récente chronique, Joël expliquait pourquoi « Michto« , le dernier album de Seth Gueko, ne serait pas acheté à la bibliothèque Centre-ville et nous enjoignait de trouver un seul argument pour lui faire changer d’avis. Immédiatement mon sang n’a fait qu’un tour, cet album se trouvant déjà dans les bacs de la bibliothèque Kateb Yacine!

Il faut dire que « La chevalière« , précédent album de Seth Gueko qui figurait dans la collection de la bibliothèque Kateb Yacine depuis sa sortie en 2009, avait très rapidement disparu de nos collections, la pochette retrouvée vide dans les bacs après qu’une bande d’ados soit passée nous rendre visite, assez bruyamment pour se faire remarquer, et assez bruyamment aussi pour déclencher notre système antivol dès leur sortie.
Un disque volé, à l’heure du téléchargement (légal ou pas), du streaming, des fichiers échangeables en quelques clics et des cartes gratuites pour les moins de 18 ans, ça interroge un peu les professionnels que nous sommes…

Si le phénomène de vol de CD et DVD a très largement diminué dans nos équipement depuis quelques années, ce n’est pas seulement en raison de nos systèmes antivols perfectionnés mais bien parce que musique et cinéma se trouvent à foison sur Internet. Et aussi bien entendu parce que nos bibliothèques peinent depuis toujours à toucher un public ado (un peu plus dérobeur que la moyenne) pour des raisons qui seraient à développer dans un futur article. Voler un disque en bibliothèque alors que l’on peut le trouver quasi gratuitement partout ailleurs, c’est bien la preuve que ce document présente un intérêt pour un public prêt à risquer les vigiles de Grand’Place pour du rap, aussi mauvais soit-il….

Je ne veux pas entrer dans l’explication du pourquoi du succès populaire de Seth Gueko ou de certains albums de rap aux penchants violents, homophobes, anti-police ou misogynes. Je vous passe également le couplet selon lequel le jeune a besoin de trouver du Seth Gueko en bibliothèque pour espérer un jour le voir emprunter La Rumeur, Dominique A. ou Ferré.
Je souhaite simplement placer la discussion sur le thème des publics de nos médiathèques. Ne pas acheter un CD qui plait à une partie du public que nous touchons peu, c’est nier ce public comme public mais aussi comme personnes, se couper de la réalité, et au passage se tirer une balle dans le pied… (dans les couilles, ou les yeuks dirait Seth Gueko!). Sous prétexte de qualité artistique pas au rendez-vous, de vulgarité ou de moralité douteuse, on ne peut faire l’impasse sur ce que plébiscite une partie de la population que nous desservons. Notre rôle est de choisir, de conseiller, de prescrire mais c’est aussi de proposer à l’emprunt ce que les publics, TOUS les publics, souhaitent (pensent?) trouver dans une médiathèque.

J’assume donc. J’achète, et j’achèterai, du Seth Gueko, du Orelsan (tiens il est où?…), du Sexion d’Assaut et tout ce qui peut satisfaire le jeune d’aujourd’hui que je continue à aller « chercher » chaque jour en achetant ce qu’il aime.
Nos collections sont avant tout faites pour nos publics… Oui. Bien avant nos goûts personnels ou nos jugements de valeur…
Tiens ça me fait penser à une anecdote savoureuse que m’avait glissée un vendeur de la Fnac, étonné des choix pointus et éclectiques des bibliothécaires, comparé à une époque plus lointaine où les vendeurs connaissaient à l’avance une partie de ce que tous les bibliothécaires glisseraient dans leurs paniers de commande: le contenu du dernier numéro de Télérama!
Je préfère 100 fois une bibliothèque border line proche de nos publics à une bibliothèque Télérama élitiste!!! Notre rêve commun ne doit-il pas être de proposer (inventer?) un modèle de bibliothèque Borderama ….?

Où trouver ce document ?

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18 réponses

  1. Roberta dit :

    Salut, c’est bien sympa votre blog ! je suis assez d’accord avec les critiques à l’hip-hop corrosif. Je me rends compte que ce langage peut être l’expression de certaines réalités et aussi innovateur mais parfois il est trop poussé et il se vide de sens (exactement comme il advient dans d’autres genres musicaux d’ailleurs!).
    J’ai lu hier un article sur le rap et j’ai eu l’impression que c’est un vrai genre en dehors du système. Je n’en suis pas fan et je ne veux pas dire des bêtises, mais j’ai l’impression que si la revendication d’une identité ou d’une « idée » (au sens très large) est très intéressante, par contre il n’y a pas d’ouverture dans ce genre ni d’un coté ni de l’autre : les artistes se poussent de plus en plus loin (forts du support de leurs fans) et les autres publics continuent à les stigmatiser. C’est ça la force du genre, son autonomie et sa difficile di-gestion?!
    Merci pour votre travail et, si vous voulez, venez voire le site de notre festival, voici le lien: http://www.festivaldechaillol.com !

  2. rosie dit :

    Cher XoX,

    La vulgarité n’est pas toujours là ou on croit, je suis d’accord avec vous. Et c’est vrai que les paroles crachées par des rappeurs ont leurs limites (linguistiques quand chantées en anglais, d’âge et d’appétence particulière). Par contre, le discours insidieux actuel fait bien plus de ravages que ces pauvres rappeurs qui crachent leurs tripes, de désespoir et qui ne savent pas comment attirer l’attention sur eux.
    A noter toutefois que bien avant nos politiques, on a eu le rap « bling-bling » (grosse chaîne en or et tout le tintouin), maintenant on a le rap vulgaire et sexiste. Mais tiens, maintenant que j’y pense, ce n’est pas si loin de la réalité.
    Le rap serait-il à l’avant-garde ?

  3. XoX dit :

    Rosie,
    Bien d’accord avec toi! Indignation, révolte sont des mots qu’on entend beaucoup en ce moment: Stéphane Hessel, les Indignés espagnols, le printemps arabe… Quand, non contents d’affamer des pans entiers de population, on traite les personnes relevant des dispositifs minima sociaux de parasites en les surnommant « canapés » (allusion au fait qu’ils ne vont pas chercher du travail)… on est en train de dépasser les limites et de passer à un stade supérieur dans la vulgarité… Heureusement que les bibliothèques sont là, rares espaces de gratuité dans un monde de consommation, lieux où les mots art, culture, liberté ont encore un sens, espaces de libre expression où l’on en trouve pour tous les goûts, … et même des blogs où on peut s’exprimer!!

  4. Teillard dit :

    Extra ce Bmol , je souscris total aux propos de Jérôme « nos collections sont avant tout faites pour nos publics », ouh la la le pavé dans la mare !!! et la mare est glauque depuis un paquet d’années sur ce sujet !!! !! j’ai tout lu avidement mais j’ai souci pour formuler vos titres de cd imprononçables mais bon , je vais m’inscrire à Rosetta stone , si ça existe encore !!!!! et bravo pour l’humour , c’est jouissif de vous lire. Salut la bande des 4 et bravo au jeune Chamayou, RV Anne le 2 décembre à la MC2 !!!!

  5. dit :

    Je ne pensais vraiment pas déclencher un débat aussi furieux avec une simple mini chronique (qui est au final plus courte que certains commentaires).
    Alors, pour ce que j’en ai à dire, les collections se font pour les usagers mais à travers nous, et notre sensibilité personnelle intervient forcément…chacun a une limite différente et la mienne c’est quand les paroles d’une chanson me donnent envie de vomir.
    Cela dit le principe des bibliothèques, c’est l’équilibre, entre le budget et la place disponible ; entre l’élitisme et la bouse commerciale.
    Par exemple, Orelsan et Sexxion d’assaut, je les ai aussi, même si à la discothèque il n’y a pas trop d’ados qui viennent. Le public qui emprunte du rap ici c’est plutôt 20-30 ans. Il est possible que pour certains artistes le désherbage arrive plus tôt que pour d’autres.
    Pour finir, une citation de Jean Baptiste Lully : « Si un rappeur ne fait pas polémique, c’est qu’il fait mal son boulot ».

  6. Fabien dit :

    Jérôme : L’expression « bib à feu et à sang » n’était pas à prendre au pied de la lettre évidemment. Je suis entièrement d’accord avec toi sur le fait de proposer un éventail large (tant qu’on nous en donne les moyens…) dans nos collections. Ici on a pas Seth Gueko mais on a d’autres clones, rassure-toi.

    Ce que je voulais simplement dire, c’est qu’à mon sens, ça ne sert à rien de s’acharner à vouloir faire entrer les ados dans la médiathèques. Qu’on leur accorde la même attention qu’aux autres usagers, en répondant à leurs demandes ou en essayant de les anticiper de la même façon qu’on le fait pour d’autres publics, oui, bien sur que oui ; mais prenons gare à ne pas les privilégier. D’autant que, comme Rosie, je crois que plus des vieux comme nous se penchent avec condescendance sur notre belle jeunesse pour lui indiquer la lune, plus ces crétins boutonneux seront fiers de se cramer la rétine en fixant le soleil, goguenards.

  7. Julien dit :

    On va dire que je cherche la petite bête mais le processus de « gentrification » (autrement appelé par chez nous « boboisation ») à l’œuvre dans les grandes métropoles fait que le Bronx est devenu très fréquentable…

  8. Rosie dit :

    Peut-être que la réalité se trouve à la croisée des points de vue que vous échangez. Et je serai d’accord pour reconnaître que chacun de vous à raison et tort à la fois. Ce serait simpliste de tirer de grandes généralités sur la jeunesse et les bibliothèques à la fois. On sent une forte interrogation des professionnels sur une profession qui est (peut-être ou certainement, c’est selon) vouée à se redéfinir, voire à disparaître…. Et pourquoi pas !!!!
    En effet, sommes-nous indispensables ? Puisqu’à priori, on ne s’occupe que de parfaire une culture de classe « moyenne qui tend à être supérieure ». Avons-nous encore une utilité?
    Et la jeunesse dans tout ça !
    J’aime à penser que la jeunesse se construit contre les modèles de ses aînés pour éviter de tomber dans le conformisme ambiant, alors si elle ne trouve pas forcément son bonheur, dans les bibliothèques, grand bien lui fasse. Qu’elle aille se chercher des modèles ailleurs et qu’elle explore tous les chemins de la « révolution culturelle » élitiste ou de bas étage (même si ceux-là sont mâtinés de violence ou d’autres avatars..), voire qu’elle fasse exploser tout le système actuel.
    Révoltez-vous, il en restera toujours quelque chose. J’avoue mon discours n’est pas très orthodoxe pour une bibliothécaire. Il est peut-être temps que je me reconvertisse… Est-ce grave docteur ?

  9. Gérard "Jérôme" Klein dit :

    Wesh Fabien,
    La question centrale de ce débat me semble être de savoir si l’on continue de satisfaire le public qui vient déjà (et qui viendra toujours) dans les bibliothèques: milieux supérieurs et moyen supérieurs, ceux qui y viennent avec papa maman entre 2 tartines de Nutella, ou d’élargir notre public et d’essayer d’y faire entrer ou rester ces jeunes. Au passage drôle de vision des jeunes, perso je n’ai jamais vu de bib « à feu et à sang » fuit par des pauvres gens normaux qui ont peur pour leur sécurité(tiens ca me rappelle quelque chose ce discours!) mais tu dois probablement travailler dans une bib du Bronx ou d’Abidjan, je comprends…
    Ce qui me pousse à vouloir faire venir les ados dans la bib ou je travaille ce n’est pas un reste de bonne morale chrétienne ou d’angélisme gauchiste (quoi que… je reconnais). Mais tout simplement nos missions. Montrer que la culture ce n’est pas simplement le savant, le beau et l’interiorité mais aussi l’abordable, le concret, le quotidien et accessoirement le côté obscur de ce que d’aucuns vivent au jour le jour. Le rap qui gratte, qui insulte ou qui crache c’est aussi ça la culture et la France d’aujourd’hui. On ne doit pas la cacher dans un placard et elle a toute sa place dans une bibliothèque. Faire venir les ados n’est pas un sacerdoce, à la limite une mission (toucher tous les publics, faire preuve de diversité). Et personnellement le jour où j’ai trouvé dans les collections de la bib de mon quartier la vidéo 3/4 de pouce (oui je sais…) « Rock en France » avec Starshooter et Ganafoul, en consultation sur place, mon idée des bibs a changé, et j’y ai fait rentrer quelques copains. Et ça c’est que je vis tous les jours ici dans notre bib implantée dans un centre commercial des quartiers populaires de Grenoble, où viennent régulièrement des jeunes (pas beaucoup) qu’on réussit à accrocher grâce à nos connexions Internet mais aussi grâce à ce mauvais rap ras des pâquerettes. Alors tu me taxeras peut être de rêveur ou de défenseur des causes perdues, j’ai gardé une âme d’ado je le sais, mais ces quelques moments où certains ont les yeux qui brillent de trouver du Pitbull, du Seth Gueko ou du Médine… et bien désolé, mais ça me fait croire encore en mon métier, ca casse cette putain de routine (« les DVD Bergman au bout du rayon Sophrologie madame ») et ça me fait plaisir d’essayer de faire en sorte que nos bibs ne soient pas réservées à toujours les mêmes élites que l’on connait par cœur depuis 40 ans…

  10. Fabien dit :

    Mouais mouais mouais… Moi ce que je me demande, c’est à quel moment le discours consistant à vouloir faire venir les ados en bib par tous les moyens va enfin cesser. Que les ados qui veulent venir viennent, que ceux qui veulent rester chez eux ou glander dans la rue le fassent, peu importe.

    A partir du moment où la bib leur est accessible (gratuité, horaires, lieu), on a fait notre boulot; arrêtons de jouer les (grands-)parents de substitution, les Gérard Klein en puissance prêts à voir la bibliothèque à feu et à sang et à faire fuir le reste des usagers pour pouvoir marquer fièrement dans le rapport d’activité annuel « Il y a eu des jeunes à la bibliothèque, on a gagné ! ». Rappelez-vous votre propre adolescence, vous y passiez beaucoup de temps à la bibliothèque entre 10 et 15 ans ?

    La où je travaille, il y a effectivement une proportion d’ados réduite, mais ils viennent parce qu’ils en ont envie, et c’est ça qui est important. Au passage, certains sont proprement hallucinants de culture, de curiosité, d’intelligence et d’humanité, bien loin du boutonneux que j’étais.

  11. Anne # dit :

    Ln, on a dit que les gros mots étaient malvenus !!!!

  12. Ln dit :

    Avec cet échange, on a le plan parfait pour la composition du concours !!!

  13. Julien dit :

    Tout a fait d’accord avec Martine, il me semble que le point essentiel c’est des collections ÉQUILIBRÉES entre une offre grand public (ce qui n’est pas un gros mot) et des choses plus pointues, qu’il y ait à boire et à manger en quelque sorte, sans oublier que nous avons une mission de soutien au petits éditeurs, petits labels pour qui nous sommes un bol d’air financier surtout ces temps-ci…

  14. Martine dit :

    Finalement, la diversité de nos bibliothèques remplit bien son rôle : on aura en collection dans les bibliothèques de Grenoble à la fois le dernier Seth Gecko pour plaire au public ado (un certain public ado du moins, ils ne sont pas tous branchés rap misogyne, heureusement : ce serait faire injure à la jeune génération que de les mettre tous dans le même panier) et le dernier enregistrement de Vincent Laubeuf en musique électroacoustique, qui sera sûrement apprécié par une « élite » qui sans doute lit Télérama, tant il est vrai que les bibliothèques doivent offrir un panorama le plus large possible de l’offre musicale, y compris dans ses « niches créatives » qui elles aussi peuvent être à l’occasion « border line ».

  15. Julien dit :

    Oui bien sur dès qu’on aborde le sujet des acquisitions en bibliothèque, on s’engage sur un terrain glissant. Il ne s’agit pas de vouloir éradiquer des collections toute traces de violences, sexisme, racisme, etc, car alors on serait effectivement bien embêté ! Mais il me semble que le bibliothécaire a encore un rôle de tri, de sélection, ne serait-ce que parce que face à la production pléthorique (une dizaine de nouveaux films par semaine, pas loin de 600 livres lors de la rentrée littéraire, etc, etc), c’est l’usager des bibliothèques lui-même qui peut demander notre aide ! Ensuite, nous n’avons pas le monopole du bon goût, c’est bien évident. A titre personnel, je milite depuis longtemps pour le film de genres, de zombies, de vampires, fantastiques, films qui commencent à peine à recevoir le label « culturel » ou « dignes d’intérêt ». Mais j’ai plus de réticences à laisser passer ce genre de productions parce que justement je n’ai pas envie que ce soit considéré comme une norme, ou à tout le moins « normal »…

  16. Jérôme dit :

    Malheureusement 90% du rap français, et américain aussi, contient une petite part de sexisme ou/et de violence… voire de racisme. Mais bien souvent ce ne sont que quelques lignes d’un texte voir même d’un album. Bien entendu cela n’excuse rien (quand on est con on est con bien d’accord), mais on ne peut pas retirer 90% des albums de rap de nos collections quand à côté de ces déraillages il y a du talent d’écriture et des choses intéressantes qui sont dites. Qui plus est quand une grosse part de la jeunesse écoute ça. D’ailleurs, pour connaitre un peu les ados, ils font très bien la part des choses dans les textes qu’ils écoutent et nous les prendrions vraiment pour des imbéciles que de croire que ces textes vont les influencer. Leur influence se situe plutôt dans leur environnement, social, familial, quartier… pour qui sexisme et homophobie, par exemple, sont parfois la norme. Tu parles de Céline, très bon exemple… le gars était un gros con mais son oeuvre était géniale. Je n’irai pas jusque là pour le rap français mais certains rappeurs ont beau être des cons, ils ont par ailleurs un discours qui tient la route à 80%… ou qui du moins est défendable. Ce discours est actuel, représentatif d’une certaine réalité dans laquelle se reconnait beaucoup de gens. Et rien que pour ça, cela a sa place dans une bibliothèque. La seule limite que je m’imposerai, outre la qualité d’un album bien sur, sera l’éventuelle censure par nos tutelles… au delà, il n’y a pas d’états d’âme qui tiennent selon moi.

  17. Julien dit :

    Effectivement beaucoup de documents ont leur place dans les bibliothèques et heureusement leurs collections ne représentent plus (enfin j’espère) les gouts particuliers des bibliothécaires; cependant il me semble qu’il y a malgré tout une limite à ce que nous pouvons mettre dans nos rayons : le sexisme, au même titre que le racisme, etc, me semble en être une, même si je sais que dans la pratique cette règle peut-être difficile à appliquer : pour parler d’un débat actuel, quid des œuvres antisémites d’un Céline, toutes proportions gardées évidemment…

  18. Anne# dit :

    Ca c’est un débat vieux comme le monde des bibliothèques !!! J’avoue que j’ai du mal à trancher : Jérôme a raison, et je comprends en même temps que Jö ait du mal à poser ce disque sur un présentoir, c’est peut-être le combat de l’intellect et du ressenti, une fois de plus ?

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