Jou&Nuit cover

Photo : Jessica Calvo

Pour sa troisième édition, le festival Jour&Nuit, organisé par l’association MixLab qui gérera la nouvelle salle de concert La Belle Electrique (inauguration le 10/01), avait décidé d’investir divers endroits de la ville du 25 au 28 septembre. Après le Stade des Alpes, le Muséum d’Histoire Naturelle ou le Musée Dauphinois, c’est cette année à la Maison de l’International et au Boulodrome que se passaient le gros des festivités. La joyeuse équipe de Bmol, toujours sur le coup, était présente tout au long du festival : voilà ses impressions pour cette 3ème édition à la programmation éclectique et ambitieuse.

 

Quantic

Photo : Jessica Calvo

 

Soir1 : Quantic à la Bobine (vu par Jérôme)

Alors moi c’est simple j’avais choisi de couvrir les soirées « groove » du festival. Ma première mission s’avérait sympa puisque Quantic et sa cumbia c’est quand même velours pour qui aime les sons chauds et les ambiances « boum boum chaleur tropicale ». Si les productions de Quantic varient au gré d’influences musicales assez diverses, ce sont quand même les passages purement cumbia de son set qui emportèrent l’adhésion du public et me firent décerner la palme du déhanchement d’or ex-aequo entre la moitié de la salle. Avec la présence d’un percussionniste et d’un saxophoniste-flûtiste, je me suis quand même dit que l’électro vu du côté sud-américain de l’Atlantique ça casse 3 pattes à pas mal de projets mous-de-la-fesse…

Isaac Delusion

Photo : Jessica Calvo

Soir 2 : Isaac Delusion au Ciel (vu par Emeline)

Sur le net on parle de dream pop pour qualifier la musique d’Isaac Delusion, on retrouve les termes atmosphérique, planant, céleste, lumineux. Moi j’aurais tendance à dire, de manière plus … frontale que ça me fait penser à Jimmy Sommerville qui chanterait sur du Alan Parson Project. Hum bref, Isaac Delusion s’est montré bien plus pêchu en live qu’en studio et a enflammé le Ciel (où on est vraiment, mais vraiment pas bien assis). C’est debout que le public a fini, en dansant entre les sièges. Et même si j’ai entendu « nan mais t’as vu le nombre de nanas dans la salle, c’est vraiment de la musique de fille », je reste sur une belle impression. Juste un peu déçue qu’ils n’aient pas fait de reprise de « Small town boy », quelqu’un peut leur souffler l’idée pour leur 2ème album ???

 

j&nnuit1

Photo : Jessica Calvo

Soirée électro n°1 au Boulodrome (vue par Isabelle)

Commencer une soirée à 23h est tout un programme. Les heures qui précèdent sont remplies d’espoir et de projections nocturnes. On y est presque. On retrouve des potes, on boit l’apéro, on mange, on est dans une étrange excitation, dans une pré-soirée en attente de LA soirée. Et puis on y est. Et là d’un seul coup on se retrouve avec 15 000 personnes (presque) autour de nous, ça fait toujours un peu bizarre au début mais c’est cool. Cette année les deux soirées électro était au Boulodrome, c’était original, spacieux, mieux foutu pour le bar et la pause clope mais ce n’était pas encore ça. A mon avis le lieu était trop grand pour le nombre de personne présente, la scène avancée dans la grande pièce créait un vide derrière et le son se perdait un peu…ça manquait d’habillage et donnait l’impression d’une salle communale redécorée pour l’occasion. Il fallait donc un peu s’accrocher pour rentrer dedans. Les gens ne dansaient pas trop au début et puis c’est devenu vraiment bien vers 2/3h pour Seth Troxler. Et là c’est toujours un chouette moment de se sentir porter par la musique et de sentir qu’on n’est pas la seule, que ça prend.

boom boom

Photo : Jessica Calvo

Jour 2 : la boom boom party (testée par Lucie, Elise, Jeanne, Solwenn et Loric)

Objectif, recréer une boîte de nuit pour les enfants de 2 à 7 ans, avec DJ toussa toussa. Un très bon point pour le buffet de cupcakes et le bar à sirops ! Un peu moins bien pour l’animation, qui, peu existante, a vite lassé certains petits clubbers. D’autres ont eu un peu peur du noir, d’autres on fait la fête jusqu’au bout de l’après-midi. Très belle initiative du festival que de s’ouvrir à la petite enfance, allez, l’an prochain, avec quelques petits réglages de plus, ça sera parfait !

 

Sonny

Photo : Jessica Calvo

Soir 3 : Gaspard Royant et Sonny Knight & The Lakers à La Source (vu par Jérôme)

Si la prestation de Gaspard Royant, plutôt convaincante sur album, ne m’a pas emportée, on peut le mettre sous le coup de l’attente pressée du grand Sonny Knight ! Je ne savais pas grand-chose de lui, et pour cause. Si le monsieur a 65 ans et une carrière commencée à 17 ans, son parcours fut tortueux. Ce n’est qu’à l’aube des années 2010 que le label Secret Stash Records lui fait enregistrer un album entouré de The Lakers, la crème des musiciens de Mineapolis. Son live fût un grand moment : dans la plus pure tradition des soulmen de l’époque, la voix et le charisme de Sonny ont fait resurgir les esprits des plus grandes légendes de la soul. La mention « groove de l’année » étant attribuée sans contestation possible à la section rythmique avec un Casey O’Brien à la basse tout simplement majestueux !

j&nnuit2bis

Photo : Jessica Calvo

 

Soirée électro n°2 au Boulodrome (vue par Isabelle)

Honnêtement je suis retournée le deuxième soir au Boulodrome principalement pour revoir Miss Kittin, parce qu’elle a vraiment la classe et qu’elle mixe bien. Sa belle et forte présence derrière les platines nous accroche directement à ses sons synthétiques et mélodiques, elle nous communique son énergie et sa foi dans l’électro, et, en tant que clubbers grenoblois et fidèles depuis toujours au duo Miss Kittin & The Hacker on réagit directement en dansant à tout va. On aime ses multiples influences mais celles qui nous font toujours chaud au cœur ce sont celles des eighties ! Assurément !!

Jour 3 : Electric Sunday sur le parvis de La Belle Electrique

LBE dimanche

Photo : Jessica Calvo

Emeline : déambulation insolite sur le parvis de la Belle Electrique baigné de soleil. Le sound-system est au taquet, le public détendu, la bière est fraiche, les enfants dansent et dessinent à la craie par terre. C’est festif, c’est cool, on croise plein de copains, on fait de belles rencontres … Point négatif : musique un poil forte pour taper la discute tranquillement (oui je sais « quand c’est trop fort c’est que t’es trop vieux », ça va hein !), et stands de créateurs super sympa mais carrément chers …

Jérôme : un sound-system reggae l’après-midi et en plein air par un bel été indien avec les locaux de Soul Crucial et Yessaï Crew et les anglais de J Star et MC Honey Brown… ça s’annonçait alléchant ! Connaissant le ton de cette traditionnelle dernière journée de festival (ambiance familiale, stands d’artisans locaux et programmation musicale pointue) nous y sommes allés le cœur joyeux et l’âme légère. Grand bien nous en pris puisqu’on a dansé jusqu’au dernier watt et qu’on s’est dit qu’on y reviendrait l’année prochaine les yeux fermés, le sourire aux lèvres et le cœur battant !

 

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