chaton

« Encore un chat sur internet !». Et oui, aussi sur Bmol. Je suis d’accord avec le propos de Léonard de Vinci qui affirme « le plus petit des félins est une œuvre d’art ». Et l’œuvre musicale, c’est de l’art, n’est-ce pas ? (Tout ça pour justifier cet article !). Suivons le chat évoqué dans trois œuvres musicales, mes préférées.
pattes

La grâce du chat, comment ne pas l’admirer ? Ne parle-t-on pas de démarche féline pour caractériser une démarche souple, aérienne ? Et je la retrouve évoquée dans la chanson « Le chat noir » de Jean-Louis Murat :

« Le chat noir pris dans le vent
Passe son âme passe son âme
Le chat noir pris dans le vent
Passe sa vie en cabriolant
».

Poésie, simplicité et pointe d’humour dans le texte et la musique. La vidéo étant austère, seulement le son, je vous propose d’écouter la chanson en regardant les photos, dont celle du chat qui a séjourné dans la bibliothèque un samedi après-midi. Ou alors à nous de nous souvenir d’une vidéo.

chat2chat1

La chanson « Le petit chat est mort » de Renaud est extraite de l’album « A la belle de mai » (1994). Elle met en scène un chat de gouttière. Le chanteur le décrit libre de ses allers et venues.
« Il avait pas d’collier, Il était libre d’aller, Et d’rev’nir pour bouffer ». De plus ce petit chat n’est pas attaché à l’affection des humains : « Il était même pas prisonnier de ton amour insensé ». Mais, revers, la mort peut être au rendez-vous de la liberté :
« Et oui, Le petit chat est mort, il est tombé du toit. On ira d’main dans un jardin l’enterrer au pied d’un arbre en bois ».
« Mais la liberté tu vois, c’est pas sans danger c’est pour ça
Qu’elle court pas les rues ni les toits »…

Rien d’étonnant de la part de Renaud à ce qu’il mette en avant l’indépendance, la voyant comme une qualité du chat. Déduction logique, l’indépendance est une valeur aussi pour les humains. Merci Renaud pour ce rappel.

« Que ta voix, chat mystérieux,
Chat séraphique, chat étrange,
En qui tout est, comme en un ange,
Aussi subtil qu’harmonieux ! », admire Baudelaire dans Les Fleurs du mal, et s’impose à nous l’air de musique classique « duo humoristique des deux chats », « Duetto buffo di due gatti » attribué à Rossini. Cet air est habituellement chanté par deux sopranos. Dans cette vidéo, il y a une soprano, Nathalie Dessay et une chanteuse, Camille, qui jubilent en interprétant des miaulements. Toute ressemblance avec un animal existant n’est pas pure coïncidence.

Pendant l’écriture de ce texte, j’ai fait mienne la phrase d’Albert Schweitzer, médecin et philosophe : « Il y a deux moyens d’oublier les tracas de la vie : la musique et les chats ». Et dans l’espoir que cela a été de même pour vous pendant la lecture…

NB : bonus pour les fans des chats qui ont tout lu ! Une courte vidéo par le génial Chris Marker, réalisateur et artiste.

Categories : A découvrir - tags :

Laisser un message