maserati

Moi qui commençais à m’embourber tel Artax (le cheval d’Atreyu) dans les marais de la mélancolie folk. Voilà un disque qui m’a ramenée à la surface avec une bonne paire de claques dans ma face.

Quand on regarde les sorties musicales, un disque sur trois est estampillé « folk », et j’avoue que cette frénésie mollassonne me gonfle passablement.
Mais alors que le rock semble relégué à une musique de vieux, certains y croient encore et tentent de faire revivre une ferveur trop vite oubliée, une rage latente (pourtant si palpable dans notre société), une énergie vitale qui m’avait cruellement manquée. Le dernier album Rehumanizer de Maserati en est un exemple criant. Un diamant instrumental à l’état brut.

Encore du neuf avec du vieux ?

Maserati's new album, Rehumanizer, comes out Oct. 30.

En quelque sorte oui, et c’est bien la seule chose que je pourrais reprocher à Maserati.
Car ce quatuor d’Athen (Georgie) balance un son post-rock (dixit Wikipédia : Le post-rock est un sous-genre du rock à tendance expérimentale et qui intègre des caractéristiques inspirées du rock alternatif, de l’art-rock et de la musique électronique.) directement inspiré par la science-fiction des années 70, la cold wave, la robotique et avec force nappes de synthé. Pour la faire courte, on se croirait dans un univers proche des BO de John Carpenter, dans un Mad Max ou pris dans un vieux Iron Maiden, période Somewhere in Time.

Mais pour autant proposer en 2016 un album rock quasiment intégralement instrumental, qui déploie un tel panel de mélodies, d’univers sonores et d’envolées rocks accrocheuses, ça tient pour moi de la prouesse.
Certains diront que Maserati joue dans la cour des Zikos snobs et élitistes, ceux qui vomissent les morceaux de moins de 7 minutes.
Je rétorquerai qu’à l’inverse de l’écoute de Mogwai ou de Godspeed You Black Emperor qui m’ont toujours plongée dans un état léthargique, « Rehumanizer » quant à lui a eu sur moi comme sur le public de la bibliothèque Kateb Yacine, un effet euphorique (tête qui dodeline et pied qui bat la mesure), et qu’il est à l’heure actuelle emprunté et déjà réservé.

La rançon du succès …

Et pour ceux qui ne connaissent pas le pauvre Artax …

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