Sena Dagadu

Le replay de Bmol, le compte-rendu avec de vrais morceaux de musique dedans!

Cabaret Frappé jour 1 : la pluie discontinue cesse 1 heure avant le début du 1er concert, les équipes du cabaret sont dans les starting blocks et les bibliothécaires (en l’occurence Joël, Xavier et moi-même, Emeline), munis de leur pass’press et pas peu fiers, arrivent au Jardin de Ville.
Une rumeur de mécontentement plane un peu sur le festival. On entend à droite et à gauche que la programmation est trop élitiste et qu’elle manque de tête d’affiche. On a 5 jours pour se faire une opinion, on vous dira !

Sena DagaduLe temps de goûter la brassée du Vercors (bonne et fraîche en ce 1er jour!) et de prendre place dans les crash barrières, d’écouter le discours des intermittents motivés et remontés et voilà Sena Dagadu, lumineuse chanteuse Hongro-Ghanéenne entre en scène !
Joël s’empare de la caméra, Xavier prend des photos et moi je profite du concert et je vois sous mes yeux s’opérer la magie du festival : la foule approche, le sourire de Sena est contagieux, les tireuses battent leur plein. On est là, on est bien et ça balance ! Sena (mention spéciale aux jolies plumes dans le chignon !) et ses musiciens déroulent du câble, passant avec aisance de la soul au rock, à la pop et laissant les festivaliers avec une furieuse envie d’en découdre avec cette semaine de concerts : ça va être bon !

Il est l’heure de voir si la Mont Blanc est meilleure que la brassée du Vercors et de prendre place sous le chapiteau où se déroulent les 2 concerts payants de la soirée.
– « Comment il s’appelle le mec en première partie? »
– « Stacho quelque chose … »
Mouais, en gros personne ne sait qui c’est et quand il entre en scène, le public l’accueille gentiment mais sans plus. Franchement les gens, entre nous … ça ne vous a pas trop dérangé qu’il joue de la guitare pendant que vous parliez ???
Çà c’est un truc qui m’énerve autant que les gens qui parlent au cinéma : les gens qui parlent pendant les concerts. Bref, c’est l’été, on est sous un chapiteau, on ne va pas espérer un silence total, on va me dire que je fais une fixette de bibliothécaire.
Bref, Stracho Temelkovski joue de la guitare à 12 cordes, avec virtuosité et même toute son âme. Fredonnant des mélodies douces et mélancoliques et s’accompagnant aux percus. Sa générosité et son univers musical intimiste ont fait taire le chapiteau en 5 chansons. Envoutant l’audience et flirtant avec l’univers d’Anouar Brahem, il sort sous les ovations du public qui se souviendra de son nom : Stracho Temelkovski, d’origine Macédonienne mais vivant à Fontaine. Il était temps de faire éclater son talent au grand jour : merci au festival de lui avoir donné l’occasion de jouer en solo (Stracho accompagnant parfois Antonio Placer).

JOJO - EMELINEMais on ne va pas se le cacher, tout le monde est là pour Moriarty. On les attend de pied ferme, et en parlant de pied, Joël a réussi à trouver une place pour la caméra, sur l’estrade. On est aux premières loges, et ça, c’est la classe !
Moriarty on ne les présente plus (si ?), groupe porté par la sublime Rose-Mary Standley et sérieusement accro au folk américain, voir parfois carrément à la country. Perso j’aime beaucoup leur univers mais j’espère que ça va décoller un peu, je trouve parfois les albums un peu propres et … mous. Hum
Bref, ce soir ils invitent un grand nom du Maloya réunionnais, une bonne copine à eux : Christine Salem.
Mes copains/collègues Jérôme & Brigitte l’ont vu il y a quelques mois à La source à Fontaine et ils sont sortis du concert heureux, mais un peu sur leur faim quand même, rapport au côté très introspectif et froid.
Bon, alors pourvu que le mélange des deux soit explosif, parce que là il fait super humide et on espère bien se réchauffer un peu.
Pour vous la faire courte, ça fait bien longtemps que je n’avais pas assisté à un concert aussi bon ! L’univers Maloya-Folk américain, contre toute attente fonctionne à merveille ! Les voix de Christine Salem et Rose-Mary Standley se complètent, sans jamais se masquer l’une l’autre. L’osmose entre les musiciens est palpable et la bonne humeur communicative. La sauce américano-créole prend tout de suite, le public est à fond.
On est pris dans le spectacle, passant de complaintes Maloya nostalgiques au show déluré des percussionnistes de Christine Salem, en revenant sur des classiques Folk comme Black Betty et Buffalo Skinners (voir vidéos ci-dessous).
On sort de ce concert sous le charme de ce métissage improbable mais indiscutablement réussi.

Une première soirée totalement aboutie de notre point du vue. Reste à Joël et moi-même à peaufiner l’art du maniement de la caméra. Un bouton est resté enfoncé toute la soirée et a lésé considérablement la qualité de l’image ! Oh rage, oh désespoir! Ne peut-on donc pas devenir du jour au lendemain bibliothécaire/cadreur/journaliste ??? Il faut croire que ce sont 3 professions à part entière … On fera mieux demain !!


Le replay de Bmol : Cabaret Frappé jour 1

Moriarty : Buffalo Skinners / Cabaret Frappé 2014

Moriarty : Black Betty / Cabaret Frappé 2014
PS: nous n’avons pas pu assister au concert dans le Zikbus du beau Piero Quintana, mais semblerait que ça déchirait bien !! 🙂

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