Bmol sur la plage ! En juillet et août, Bmol sera en mode « best of »… Retrouvez donc tout l’été des articles parus depuis 2008, spécialement séléctionnés par notre équipe. Ceux que l’on a aimé passionnément, qui ont déclenché la curiosité, les passions, les commentaires voire les sourires, et qui vous avaient peut être échappé…

(Publié initialement le 16 septembre 2008)

Ce petit livre au format 45 tours et dont la pochette reprend la présentation des vieux vinyles se propose ni plus ni moins de retracer l’histoire du rock de 1951 à 2007 !

Il ne s’agit pourtant pas d’un livre d’historien de la musique mais plutôt d’un livre d’illustrateur féru de rock qui choisit de présenter sa vision – forcément subjective et assumée comme telle – du rock, entendu au sens large du terme c’est à dire avec ses ramifications rythm’ n’ blues, soul, reggae, folk, etc. La solution adoptée par l’auteur ? Deux doubles pages par année de dessins avec des vignettes sur les artistes qui (l’) ont marqué.

Quelques années clés vus par Hervé Bourhis :

– 1967 : l’album à la banane du Velvet Underground, la gestation difficile du « Smile » de l’ex-Beach Boys Brian Wilson, 5 titres psychédéliques mais aussi la disparition d’Ottis Redding, le Bardot show et la messe pour le temps présent de Pierre Henry mis en scène par Maurice Béjart.

– 1977 : The Clash, le « Never mind the bollocks » des Sex Pistols bien sur mais aussi 5 maxis disco, l’enfance dans une communauté islandaise de Björk, Fela, Fleetwood Mac, etc.

– 1991 : le « Nevermind » de Nirvana, Pixies et son « Trompe le monde », Massive Attack et aussi les morts de Gainsbourg et Johnny Thunders, « American Psycho » de Bret Eston Ellis et son serial killer fan de Genesis

Bourré d’humour, ce livre qui n’aurait pu être qu’un vaste catalogue un peu fourre-tout et tourner à l’exercice vain se révèle en fait hautement addictif en allant piocher dans la grande et la petite histoire du rock, les faits marquants et les a-cotés. En mêlant anecdotes, pochettes d’albums redessinées et sentences définitives (dont celles-ci : « Sympa et consensuel, Moby est le Phil Collins des années techno » ou encore « L’originalité de leur formule, leur charte graphique impeccable et l’ambiguïté sur leur relation font des White Stripes la nouvelle coqueluche des branchés du rock ») cette ballade à travers plus de 50 ans de pop music ravivera bien des souvenirs…

Le dessin en noir & blanc est aussi pour beaucoup dans le charme de ce bel objet qui s’affiche fièrement sous sa belle couverture rouge (allusion au « Petit livre rouge » des révolutionnaires chinois et autres maoïstes des années soixante ?).

Où trouver ce document ?

Categories : A découvrir - tags : , ,

Laisser un message