Bernard Coutaz créateur du label Harmonia Mundi est mort ce week end, et si quelqu’un mérite un « hommage » de nos professions c’est bien cette forte personnalité du monde de la musique enregistrée.

Dans les années 1970-1980 malgré un emploi du temps déjà chargé par la gestion d’une maison d’édition à la pointe des redécouvertes musicales : (King Arthur d’Henry Purcell sous la direction d’Alfred Deller, vendu à 220 000 exemplaires !, l’exhumation de l’oeuvre de Marc-Antoine Charpentier par Les Arts Florissants de William Christie), il n’hésitait pas à venir porter la bonne parole dans les sessions de formation musique organisées par notre ancienne collègue Sylviane Lange.
Et certains de ceux qui étaient alors des discothécaires ont pu apprécier sa truculence et sa franchise au service d’un engagement pour la diffusion de la musique de qualité.
La politique éditoriale d’Harmonia Mundi s’est poursuivie au fil du temps avec la même exigence de qualité tant au niveau musical que dans la présentation des documents. Sans aucune démagogie cet éditeur non seulement maintient mais augmente son chiffre d’affaires (eh oui c’est aussi une entreprise commerciale !!) dans cette période où la plupart des majors crient au secours.

Il aurait été bien intéressant d’avoir l’avis de ce monsieur de 86 ans sur nos grands serpents de mer actuels (disparition du CD, dématérialisation de la musique etc…) mais il a tiré son chapeau et le monde en est peut être un peu moins harmonieux.

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Une réponse

  1. Martine dit :

    Le monde du jazz (ni celui des musiques du monde d’ailleurs) n’aurait lui non plus la même physionomie sans l’ouverture d’ Harmonia Mundi à tous ces labels défricheurs, qui font le sel de notre profession…

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