Si la campagne présidentielle devait avoir une bande son, je verrais bien Keny Arkana en chef d’orchestre. Le titre de l’album d’abord « Entre ciment et belle étoile ». Comme un choix entre deux projets, deux visions des choses qui barreraient l’horizon : le ciel et le bitume chauffé à blanc. Comme un déterminisme qui collerait plus à la peau qu’un décolleté de Beyoncé.
Des titre de morceaux ensuite : « Nettoyage au karcher », « Du local au global », « Jeunesse du monde », « Sans terre d’asile », « Eh connard » qui sonnent terriblement actuel… et forcément politique.

Attention aux clichés. Keny Arkana n’est pas qu’une écorchée vive. Elle développe un rap hardcore plein d’amour nourri d’allusions au Tout Puissant, des paroles conscientes qui appellent au militantisme et qui prouvent une curiosité et un intérêt certain pour la chose publique… pas si courant en ces temps de « bling bling » dans le rap français.

Keny Arkana transmet sa rage, son espoir en l’âme humaine et son goût de la lutte… je vous avais dit qu’on était dans le politique.
Entre ciment et belle étoile / Keny Arkana (Because, 2006)

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2 réponses

  1. Jérôme dit :

    a propos de textes, la semaine prochaine sur Bmol une chronique sur le dernier album de La Rumeur : des textes très très forts!
    Venez l’emprunter en bib!

  2. Muriel dit :

    des textes à écouter sans modérations…

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