Amon Amarth

Dans le fonds je dois faire un rejet des fêtes de fin d’année… une overdose de joyeuseté et de bienveillance.

Chaque année j’ai envie d’écouter du métal très très fort, de maudire mes semblables et de m’endormir jusqu’au 02 Janvier, voir même au 1er février comme ça j’évite les vœux de bonne année et les bisous plein de microbes.
Misanthrope ?
Oui ! D’ailleurs Ciao, je claque mes talons rouges et je taille la route au pays où les gros barbus sont rois, mais eux, les rennes et les lutins, ils les mangent !

Et il faut avouer que 2013 est un bon cru pour les barbus, de très bons albums de métal sont sortis cette année, à commencer par celui d’Amon Amarth « Deceiver of the Gods ».
Ce groupe Suédois de Viking Metal, traite de manière exclusive les thèmes relatifs à la mythologie scandinave. On est tranquille, on ne va pas tomber sur des problèmes sociaux, des bonnets rouges ou des routes mal déneigées. Par contre le conflit fratricide qui oppose Thor à Loki, ça nous tient tout l’album.
Et alors là, on la sent bien la dramaturgie nordique, les guitares effrénées, batterie haletante et la voix gutturale de Johan Hegg. En trois mots : épique, puissant, jubilatoire.

On continue avec les vieux briscards du groupe Testament et leur album « Dark roots of earth ». Pur album trash, bien guerrier, qui rappelle aux p’tits jeunes à peine poilus du menton, que les patrons sont dans la place, et qu’ils n’ont pas dit leur dernier mot.
Testament fait partie depuis sa création en 1983 aux États-Unis, des groupes pionniers du trash. Son talentueux chanteur Chuck Billy (qui a la particularité d’être Native American, ce qui est suffisamment rare dans le milieu du metal pour être signalé) continue d’assurer au groupe une renommée internationale. Essayez un peu le 1er morceau de l’album « Rise Up », plus percutant qu’une droite dans la mâchoire de votre belle-mère.

On finit avec Motorhead et son barbu légendaire, Lemmy Kilmister. L’avantage avec Motorhead, c’est que ça fait 40 ans qu’ils font la même musique, tout pareil à chaque fois, toujours aussi bon, aussi direct, aussi frontal. Et ça a un côté rassurant cette constance, comme un phare dans la tempête, comme … une dinde sur la table à Noël. (Merci d’adresser vos mails de protestation contre cette dernière métaphore à bmolgrenoble@gmail.com).
Et même si malheureusement Lemmy présente actuellement des signes de faiblesses (annulation de la tournée européenne), l’album « Aftershock » reste à son image : classe et sans concession.
Et quand à 67 ans Lemmy chante « lost woman blues », tout le monde se tait devant le maître incontesté du rock’n’roll : juste parfait.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter à tous de franchir sans encombre le cap de la fin d’année et de passer les fêtes les moins pires possible. Et si pour autant l’ambiance à table reste pesante, n’hésitez pas à proposer à vos convives un peu de viking metal. C’est toujours un succès.

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