Vous avez peut-être déjà entendu Jim Jones car le lascar a déjà écumé plusieurs formations musicales. D’ailleurs si vous l’avez aimé dans the Jim Jones Revue,  alors  vous adorerez Jim Jones & the Righteous Mind.
C’est presque pareil mais en mieux, voilà.

Pour aller plus loin dans l’analyse j’ajouterai : « Ah, enfin un album de gros rock qui tache« . C’est vrai quoi, l’humeur du moment c’est l’électro pop minimaliste avec des murmures de voix asexuées. Je dis pas que c’est nul, je dis qu’on entend que ça et que parfois, je me délecte à écouter un album un peu dark, au son cradingue et à l’énergie sauvage.

Jim Jones en front man complètement barré (comme peuvent si délicieusement l’être les britanniques), délaisse dans cette nouvelle formation ses vieux démons rock garage revival. Super Natural, album plus en nuances, permet à Jones de bien faire son crooner (crâneur ?) avec force miaulements, grognements rageurs ou feulements d’outre tombe.

Pour ce qui est de l’ambiance on est dans le sombre, le moite et le poisseux. Les rythmes s’alternent, tantôt lourd et lent, tantôt très énervés accompagnés de gros riffs d’énergie pure. On appréciera la très belle pochette de l’album qui en dévoile la noirceur, l’érotisme non feint et l’ésotérisme induit par délire maison close gothique, branchée art déco et spiritisme. Ça transpire le vaudou et l’opium et ça n’est pas sans rappeler l’influence de Grinderman, des Stones mais aussi John Spencer Blues explosion.

En résumé, Jim Jones & the Righteous Mind c’est noir, sexy et crados. L’énergie faussement bourrine qui s’en dégage témoigne d’un gros travail sur l’instrumentation, le chant et le jeu des atmosphères. Super Natural est clairement une de mes révélations 2018 par son côté halluciné et jubilatoire. Un peu de gros son que diable !!

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