Nouvelle année, nouveaux défis : je pioche un disque au hasard et je vous raconte ma vie.

Bonne pioche? Ma collègue Brigitte me glisse le CD de Jérôme Combier. Je commence l’écoute et là … le temps s’arrête.
Je rêve ou j’entends DZING, BONG, CLANG??!!! Réflexe de survie de bibliothécaire, je plonge la tête dans le livret d’accompagnement du disque.
Là j’apprends que Jérôme Combier a composé ces musiques pendant sa résidence à la Villa Médicis, il dit s’être inspiré des peintures de Morandi (c’est qui?) mais aussi de Guiseppe Penone (mouais, si je vais déterrer mes vieux souvenirs du Bac, je me rappelle que c’est un artiste de l’Arte povera). Un clic sur Google Image et je tombe sur les natures mortes et grises de Morandi.

Tout est dit j’ai affaire à un marrant !

Le ton est donné, on est dans l’épuré : orchestration minimale, petites percussions, un violoncelle, des dissonances, un travail sur les silences. L’univers est minéral, ça à la froideur du marbre, la sécheresse d’un vent de sable et même un petit côté anxiogène.
J’ai la sensation que tout est fait pour me tenir à distance, l’ultra sophistication de la musique, le visuel du disque et même les textes du livret me crient qu’ils ne sont pas fait pour moi. Pourtant je m’accroche, j’insiste et même si à la fin de l’écoute je sais très bien que ce disque va rejoindre les bacs de la bibliothèque sans passer par la case Ipod, j’espère en avoir saisie une partie du sens.

Rythme & silence, une certaine idée de la pureté.

Où trouver ce document ?


Cette vidéo n’est pas extraite de « Vies silencieuses » mais donne une bonne idée de la musique de Jérôme Combier.

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