JEREMY UDDEN, « Plainville »

Mais qui est donc ce mystérieux Jeremy Udden ? Aucune trace de lui dans les tablettes discographiques de nos bibliothèques… d’où peut-il bien sortir ? Seule trace, sur internet, où il est fait mention d’un premier album : celui-ci serait donc le deuxième, édité sur le label américain Fresh Sound New Talent, qui, en accord avec son intitulé, nous fait découvrir des nouveaux venus sur la scène musicale.

Il s’agit ici d’un cocktail original, un jazz mâtiné de blues, de folk et de country : la première plage, qui donne son nom à l’album, est une ballade de toute beauté qui nous plonge dans un climat nostalgique de fin d’après midi alangui, avec saxophone rêveur, orgue à pompe étirant le temps, et le banjo qui ajoute la petite touche d’acidité indispensable : un son dont il est aussi difficile de s’extirper que du fond d’un hamac !

Le reste de l’album nous promène entre rythmiques rock-qui-ne-sont-pas-vraiment-du-rock, ballades décalées, valses plutôt « clac clac pam » que « poum poum tchak », le résultat évoquant plus Bill Frisell que le bal musette, …bref un disque plein de (bonnes) surprises et de chausse-trappes à oreilles, qui n’est jamais tout à fait là où il semble être, tout en nous prenant dans le sens du poil.

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Auteur : Martine

Si j'avais le choix de la couleur, j'aimerais assez être bleue, comme la note du même nom; si j'étais une note, j'aimerais être n'importe quelle petite croche de l'adagio du concerto pour clarinette de Mozart (et je promets de rester bien à ma place), ou encore un silence entre 2 notes de Thelonious Monk; si je devais changer de métier, je me vois bien pâtre sur un rocher chez Schubert ou ornithologiste chez Charlie Parker… Mais bon, j'avoue, dans la vraie vie je m'appelle Martine, et je suis amatrice, outre de musiques en tous genres - mais plus particulièrement celles qui passent à des heures impossibles à la radio - de moelleux au chocolat (avec un fond de sauternes), car c'est bien connu, ventre affamé n'a point d'oreille, et dans notre métier, les oreilles, c'est essentiel !

2 Replies to “JEREMY UDDEN, « Plainville »”

  1. Avec plaisir, encore faudrait-il le voir un peu dans nos bacs, il est toujours emprunté : il serait plus prudent de faire une réservation!

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