Herman DÜNE : « I wish that I could see you soon »

Voir Herman Düne c’est un peu comme partir à l’aventure, on s’attend à quelque chose et tout peut arriver.

Printemps de Bourges 2005 : le concert commence sans qu’on s’en rende compte, comme si une bande de potes heureux d’être là et de se retrouver passaient une soirée à chanter. Une fille entre sur scène, chante un morceau et va s’asseoir en tailleur dans un coin, l’air rêveuse comme si elle était chez elle avec quelques amis et qu’elle se détachait un moment de la conversation. On se dit: « mais elle est du public ou elle chante avec eux cette fille ? ». C’était peut être la première partie ?
C’est un peu ça Herman Düne en concert, un anti-concert juste pour soi, un concert dans son salon, sans beaucoup de distance entre la fosse et eux. Si dans le public on réclame une chanson, ils la jouent avec un naturel qui déconcerte… plus trop l’habitude de la proximité avec les mégashows qu’on nous sert à longueur de festival estivaux.

Du côté des textes, la mélancolie amoureuse de David-Ivar répond à la douceur poétique d’André, les 2 frères franco-suédois qui constituent la colonne vertébrale du groupe.
Leur son est lo-fi, proche de celui des 60′ ou 70′ et en vidéo alors là…. tout ce que je viens de vous raconter se retrouve. Un moment de plaisir… Vous pouvez appeler mamie et les enfants, ils vont adorer!

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Auteur : Jérôme

Persuadé que toute musique a un sens social caché, il déteste Florent Pagny et Elton John. Musicien, il raconte partout qu'il a joué avec Tiken Jah Fakoly et qu'il a touché Angus Young lors d'un concert à Alpexpo en 1980. Il essaye lamentablement d'imposer l'écoute de France Culture en voiture à ses enfants, mais connaît le rap et le r'n'b de Skyrock par cœur. Obnubilé par la désertion des jeunes en bibliothèque, il serait prêt à remplacer le logo des bibliothèques de Grenoble par une photo plain-pied de Beyonce.

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