Hellorglam + Nanowar of steel (13 02 2020)

Quoi de mieux qu’une veille de Saint Valentin pour se rendre à un concert ? Surtout si c’est le concert de Hellorglam (glam-métal) et Nanowar of Steel (heavy-metal) ! Ce soir, on garde les cheveux gras, l’Aquavit coulera à flot et ça va transpirer dans les leggings léopards !

Photo : Louis Tarpin

Le concert était organisé par Festiv’arts, association bien connue des grenoblois pour la promotion des arts de la rue. Et donc, dans la rue, nous avons été. Arrivés à 19h, les portes n’ont ouvert qu’une heure plus tard. On en a profité pour sympathiser avec quelques mélomanes. A l’ouverture des portes, nous sommes accueillis par un bar à la carte alléchante où serons également proposées des pizzas au cours de la soirée. Un très bon point pour l’orga.

Le public était surtout composé de barbus, de tatoué(e)s mais pas seulement. La moyenne d’âge était relativement jeune même si dans le public se trouvaient des trentenaires voire quelques quarantenaires. La proportion hommes/femmes n’était pas surprenante. L’ambiance était donc très bon enfant et ouverte. Je pense que la sécurité a surtout fait de la prévention et acte de présence ce soir là.

HELLORGLAM

La salle se remplit plutôt vite (vu que tout le monde attendait dehors depuis une heure) et nous avons à peine le temps de commander nos boissons que le premier groupe nous envoie les accords de sa première reprise dans les oreilles. Hellorglam, LE groupe de glam métal grenoblois qui a réussi à survivre au grunge, au dubstep et à Johnny H.

On pourrait croire qu’il misent tout sur leur costumes, leurs cheveux et leurs jeu de scène mais pas seulement. La qualité technique est également là, et le groupe se meut à travers les reprises des classiques du hard-rock avec l’audace d’un étalon sauvage en rut.

J’ai trouvé le frontman particulièrement à l’aise dans le répertoire de Gun’s n’roses (You could be mine). Le medley de Queen avait cependant des transitions assez brutales entre chaque mélodie. Mais justement, le comique vient du fait qu’à aucun moment le groupe craint de ne pouvoir enchaîner mélodieusement « Another one bites the dust » avec « Bohemian Rhapsody » – contrevenant parfois aux règles de l’harmonie. Leur courage musical n’a d’égal que leur spontanéité. 

Et on se retrouve à hurler des refrains de tubes d’il y a 30 ans et que l’on croyait avoir oublié dans les méandres de nos mémoires (Hurricane – Scorpion) ou à se rappeler nos parties de Crazy taxi sur Dreamcast (Offspring – Pretty fly). Bref, le meilleur du pire de ce que l’on ose parfois ne pas s’avouer aimer malgré toutes ces années !

Le concert avait lieu à l’Aquarium, salle récente construite sur le campus de Grenoble (Condillac). Le système de ventilation a été vite dépassé par les élans de lascivité et les effluves de testostérone des deux groupes. A la fin de la soirée, l’ambiance était moite. L’Aquarium a bouilli !

NANOWAR OF STEEL

Originaire de Rome, ce groupe de Heavy dont le nom parodie Manowar fut une révélation pour moi. Les membres du groupe puisent leurs musique dans les sources d’inspirations de groupes tel que Manowar, Iron Maiden ou encore Metallica mais les réinterprètent à leur façon.

Photo : Louis Tarpin

Dans le monde de Nanowar, les chouettes sont les oiseaux les plus puissants de la création, Odin a troqué sa lance contre une clé BTR et est devenu le dieu des meubles suédois à monter soi-même et les objets les plus triviaux sont fabriqués en acier de métal fondu dans les forges de l’Enfer.

Vous l’aurez compris, ce groupe parodie l’imagerie et les codes du hard-rock et du heavy-metal dans un immense minestrone musical. Est-ce comestible pour nos oreilles ? Pas toujours. Est-ce qu’on va en reprendre une assiette ? Bien sûr !

2 mentions spéciales pour ce groupe !

L’originalité et l’espièglerie des membres en font un groupe très unis et on sent qu’ils s’éclatent sur scène. C’est très communicatif. J’ai été à peine surpris de voir un wall of love se former et où presque tout le public de la salle a participé ! (NDLR wall of death : rite de danse métal consistant à former deux bandes de spectateurs qui, à un moment du morceau, vont se lancer l’une contre l’autre. Ne peut pas se pratiquer dans les gradins. Wall of love : réappropriation du wall of death par les NWOS ou le contact brutal est remplacé par de longues embrassades et les ondes positives de l’amour).

L’humour est très potache ce qui fait qu’une chanson sur le viol carcéral ou les paradis fiscaux deviennent écoutables. Même si parfois on se demande si on est en train d’écouter ce que l’on croit comprendre. Comique, original, voire déstabilisant mais intelligemment.

Les Accessoires ! C’est la base ! Les accessoires, les déguisements, les images et l’imaginaire, c’est aussi ce qui fait le métal ! Nanowar of steel l’ont bien compris et ils nous offrent un show (presque) digne de Rammstein. D’ailleurs, leurs clips valent leur pesant de cacahuètes vikings.

Nous avons passé une très bonne soirée malgré les contraintes logistiques. Au final, ce sont 2 groupes à voir sur scène. Deux groupes qui se sont impliqués pendant plusieurs années pour nous offrir un résultat surprenant, drôle et terriblement addictif. Je vous les conseille si :

– Vous aimez Tenacious D

– Vous aimez vous déguiser en licorne avec une pancarte « Free hugs »

– Si votre sœur vous a demandé de trouver un groupe de rock pour son mariage…

« Photos courtesy of Folk N Rock » : http://folknrock.com

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