FUJIYA & MIYAGI, « Light bulbs »

Certains groupes cherchent à brouiller les pistes rien que par le choix de leur nom. La preuve : Fujiya et Miyagi n’est pas un nouveau gadget japonais à la mode mais un groupe de rock anglais. Pour obtenir ce curieux nom, ils ont rassemblé Miagy , un personnage du film Karaté Kid et Fujiya, une marque d’un lecteur de disque.

Au-delà de leur nom c’est ici le groupe et leur musique qui nous intéresse. Formé en 2000, dès qu’on lit un article sur eux on retrouve systématiquement cité les influences des groupes Can et Neu. Grands admirateurs de la vague psychédélique allemande Krautrock des années 1970, ils semblent alors bien loin des guitares anglaises du début du millénaire des Libertines. Là encore ils brouillent les pistes car quand les jeunes groupes de rock sont souvent exposés à l’urgence médiatique et aux influences des modes, le projet made in Fujiya et Miyagi se veut intemporel, avec des albums que vos enfants pourront écouter sans rougir de honte.

Pour cela, ils ont recours à des mélodies indés, une pop fluide mêlée a une électronica presque robotique. La voix neutre et pourtant expressive du chanteur David Brest ajoute une ambiance hypnotique à leur musique et devient même un élément rythmique à part entière. Leur dernier album Light Bulbs oscille entre revival et modernisme, on dirait de la pop moderne qui sonnerait presque vintage et qui s’écoute de bout en bout comme une seule et même chanson.

Comme quoi avoir un nom de robot high-tech n’est pas qu’un moyen de brouiller les pistes, il peut devenir synonyme d’un groupe passionnant et surprenant.

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Auteur : Anne-Sophie

Aux douces heures de l'adolescence, quand tout le monde fume sa première cigarette, elle écoute ses premières cassettes de rock très '90s' piquées à sa grand sœur. Dès lors elle devient boulimique de musique et cherche sans arrêt à découvrir de nouveaux talents qu'elle pourra aller voir en concert et en festival. Elle rêve secrètement de savoir jouer de la guitare mais éternelle flémarde, elle préfère écouter ceux qui ont fait leur preuve. Incapable de choisir entre les différents styles musicaux, elle adore le rock mais aussi l'électro, le reggae, la chanson et presque tout ce qui est difficile à enfermer dans un seul genre. Enfin, si la musique classique reste un mystère, elle clame sans complexe que c'est la faute de ses parents.

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