FESTIVAL MAGIC BUS, COMME UN AIR DE PRINTEMPS


Avec ses 17 ans d’existence et une formule bien rodée, le festival fête, du 17 au 19, le joli mois de mai sous le signe des musiques d’Afrique, d’Amérique du sud, du hip-hop et du reggae. Chez Bmol on a hâte…

On est fort sérieux quand on a 17 ans et qu’on est un festival. On ne se repose pas sur ses lauriers mais on trace son chemin dans l’esprit de ce qui a fait sa réussite et son succès. C’est ce qui apparaît à la présentation de cette nouvelle édition de Magic Bus, présentation à laquelle nous fûmes conviés il y a quelques jours à l’occasion de la conférence de presse commune des festivals de printemps et d’été de l’agglomération.

Magic bus ambiance
Photo Joël Kermabon – Place Gre’Net

Programmation, état d’esprit, ambiance, développement raisonné : voilà les concepts clés qui se dégagent lorsqu’il s’agit d’évoquer le festival porté par l’association Retour de Scène Dynamusic, et d’analyser les raisons de son succès et de sa longévité. Un festival à taille humaine et à tarifs modérés (billet early bird à 20€, pass 2 jours à 35€, gratuit pour les moins de 10 ans), qui mélange têtes d’affiche et découvertes nationales ou locales, et qui limite volontairement sa croissance dans le souci notamment de favoriser l’expérience de proximité et de convivialité. Témoin ce report vidéo de l’édition 2017 qui accueillit 5000 spectateurs :

Outre la programmation, que l’on a trouvé plutôt pertinente et dont on vous dévoile nos coups de cœur un peu plus loin, on nous promet un site enrichi en animations, stands et buvette/petite restauration. Pour ce qui risque d’être la dernière sur le site de l’Esplanade (un projet de réhabilitation laisse planer l’incertitude quant au point de chute de Magic Bus en 2019), le festival se déroulera en 3 temps -du jeudi 17 au samedi 19 mai- et 2 lieux (L’Ampérage et à L’Esplanade). Teaser…

Et comme la programmation reste quand même le « high shine » d’un festival, que dès que l’on entend « hip-hop » et « hémisphère sud » on tend l’oreille plus qu’à l’accoutumée, on vous dévoile les 5 noms qui ont particulièrement retenus notre attention cette année :

 

________________ Jeudi 17 mai 20h30 à l’Ampérage ________________

No Tearz (Indie) – France

« Des élans poétiques (…), un déferlement de textes angoissés, bruts, intimes aux accents post-punk (…) et aux influences trip-hop. »

Où trouver No Tearz ?

 

____________ Vendredi 18 mai 20h30 à l’Esplanade de Grenoble ____________

Kumbia Boruka (Cumbia) – Mexique/Colombie/Chili

« Suite à plusieurs tours du monde (aux percussions) aux cotés des géants de la cumbia comme le mexicain Celso Pina, Hernan Cortes fonde Kumbia Boruka. Tout comme Celso Pina il est originaire de Monterrey, le berceau de la cumbia moderne. Hernan prend aujourd’hui le devant de la scène à l’accordéon et au chant avec son groupe, accompagné du chanteur Bob Sikou.
Le répertoire de Kumbia Boruka est un alliage savant de compostions et de classiques de la cumbia colombienne des sixties. Celle qui se danse dans les quartiers populaires de Monterrey, la mégalopole mexicaine dans laquelle a grandit Hernan. Le tout mijoté a la sauce d’Hernan et Bob qui se sont connus dans le milieu reggae et qui avaient depuis longtemps envie de marier leurs influences. Après tout la Jamaïque n’est qu’à quelques encablures du Mexique et de la Colombie. Leur rencontre avec Bruno « Patchworks » producteur prolixe et touche à tout, leur a permis de poser le cadre de leur cumbia hybride, moderne et « consciente ».
Les musiciens de Kumbia Boruka ont tous fait leurs armes dans ce registre musical. Le son moderne et singulier du guitariste Colombien Andres Segura, la basse chaloupée du chilien Rodriguo Bastidas Nunez, la batterie enflammée d’Hadrien Santos Da Silva qui a grandit avec cette musique. Le tout reposant sur les congas de James Stewart, le guiro de Tadeo Cortes (le frère d’Hernan) et la section cuivre éclatante de Kumbia Boruka. »
En comme un clin d’oeil, leur dernier clip a été tournée à Grenoble avec Naâman en invité…

Où trouver Kumbia Boruka ?

 

____________ Vendredi 18 mai 22h à l’Esplanade de Grenoble ____________

Bonga (Semba) – Angola

« Avec son dernier album Recados de Fora (Messages d’ailleurs) Bonga, raconte un parcours fascinant à travers plusieurs époques et plusieurs continents, et toujours avec l’océan Atlantique en fil d’Ariane.
Le chanteur, auteur et compositeur, revient pêle-mêle sur sa jeunesse, sa prise de conscience aigüe à l’égard de la colonisation portugaise, son initiation à la musique par son père, son amour pour le semba, symbole de l’identité nationale angolaise, et dont le kizomba, cette musique prisée par les jeunes générations n’est qu’une version modernisée. Car s’il est l’un des derniers géants de la musique africaine post-coloniale, on peut dire qu’aujourd’hui Bonga incarne le semba. »

Où trouver Bonga ?

 

____________ Samedi 19 mai 20h45 à l’Esplanade de Grenoble ____________

VSO & Maxenss (Hip-hop) – France

« Formé il y a tout juste quatre ans, le jeune groupe de Nîmes VSO se fait connaître de la scène indépendante du sud de la France en remportant à plusieurs reprises des tremplins locaux et nationaux comme le Buzz Booster (qui notamment avait fait émerger Némir en 2011). Leur originalité naît de leur spontanéité et de leur sincérité, leur rap intrigue et séduit par le choix de prods hors ADN pur rap : ils n’hésitent pas à intégrer de la batterie des guitares et des basses qu’ils s’amusent à jouer eux même dans leurs morceaux. Fin 2016, le trio VSO (Vincent, Rémi et Sylvain) enregistre et tourne le titre clippé de “Hello Haters” avec leur ami de longue date Maxenss, comédien/humoriste/YouTubeur le plus prisé du moment. Conscients du potentiel de ce titre, ils attendent mai 2017 pour le rendre public et poussent leur collaboration sur la création d’un premier EP de 9 titres intitulé Southcoaster. »

Où trouver VSO & Maxenss ?

 

____________ Samedi 19 mai 22h15 à l’Esplanade de Grenoble ____________

Puppet Mastaz (hip-hop/Electro) – Allemagne

« Imaginez un Muppet show hip hop crado, peuplé de rats en sweat à capuche qui se défient autour du mic’… Bienvenue dans le monde merveilleux des Puppetmastaz. Si on la qualifie souvent de hip hop, la musique des Mastaz ne se limite à aucun style.Puisant autant dans la culture du cirque que dans celle des clubs, le gang détourne tous les clichés et ne pose aucune limite dans les styles musicaux abordés. »

Où trouver Puppet Mastaz ?

Auteur : Jérôme

Persuadé que toute musique a un sens social caché, il déteste Florent Pagny et Elton John. Musicien, il raconte partout qu'il a joué avec Tiken Jah Fakoly et qu'il a touché Angus Young lors d'un concert à Alpexpo en 1980. Il essaye lamentablement d'imposer l'écoute de France Culture en voiture à ses enfants, mais connaît le rap et le r'n'b de Skyrock par cœur. Obnubilé par la désertion des jeunes en bibliothèque, il serait prêt à remplacer le logo des bibliothèques de Grenoble par une photo plain-pied de Beyonce.

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