cabfrap nuit

Melissa Laveaux + Cody Chesnutt + Heymoonshaker

Je ne sais pas vous mais moi ce que j’aime dans la programmation du Cabaret Frappé, c’est son côté « Yen a un peu plus, je vous le mets ? ». Des soirées avec 3 voire 4 artistes, certains que l’on connaît, d’autres pas du tout, on est sûr de se faire plaisir et de découvrir de belles choses (Piers Faccini en 2005 par exemple). Cette année n’a pas fait exception à la règle.

la_moutarde_melissa_laveauxLe 22 juillet, après le toujours festif Big Ukulele Syndicate, j’ai pu apprécié la belle âme de Melissa Laveaux, mon choix de coeur pour cette première soirée. De toutes les cordes de sa guitare rouge rutilante, elle nous a offert un set impeccable tantôt folk, tantôt rock où le groove de sa voix légèrement éraillée a fait merveille. Précipitez-vous sur ses 2 albums (chez le très recommandable label No Format !) et surtout allez la voir en live !

Pour terminer cette première soirée, Cody Chessnutt, son casque de playmobil et sa voix de velours nous a ravi d’une soul efficace (trop efficace ?).

Le 24 juillet, je remets ça, impatient de voir ce que donne Heymoonshaker en vrai après avoir vu l’impressionnante vidéo posté sur Youtube (14 millions de vues ! bon d’accord, c’est pas un critère…).

heymoonshaker-m6beMais c’est quoi Heymoonshaker ? Une équation simple : 2 hommes + 1 guitare + du beatbox = du blues ! Et c’est la bonne surprise sur scène : loin d’une performance beatbox un peu stérile, Andrew Balcon et Dave Crowe ont mis le feu au chapiteau (qui pourtant, vu la chaleur, n’avait pas besoin de ça…). Une véritable complicité entre les artistes, un vrai sens du public font de cette soirée l’un de mes meilleurs souvenirs de cette 15e édition du Cabaret Frappé.

 

Où trouver Melissa Laveaux?

Où trouver Cody Chesnutt?

Xavier

 

Herbaliser + Contratakerz

Une petite soirée qui s’annonce pas mal… les vacances en point de mire, l’été bat son plein et les terrasses sont bondées. Même la maréchaussée et les mamies semblent bronzées.

J’ai le power ce soir. Et comme un power n’arrive jamais seul, je croise Sylvain, un vieux pote de socio avec qui on a bien fait les 150 coups. Je l’avais pas vu depuis une paye mon Sylvain… Il n’a pas trop changé, le sourire qui lui mange le visage et tout un tas d’histoires de rencontres d’écrivains, de marionnettistes et de sociologues à n’en plus finir. De quoi redonner confiance en l’espèce humaine. Sans même trop faire les anciens combattants on s’embarque pour une soirée qui se présente bien en compagnie d’un ami de mon hôte du soir, chauffeur au Danemark.

2190520_gobeletAprès le détour obligé par la buvette et une pinte dans un gobelet plastique qui viendra gonfler ma collection de verres de tables, je me vois offrir une leçon de danois par notre ami chauffeur. Ca me rappelle l’allemand et ce bon vieux M. Heinrich mon prof de 4ème. Pas le temps de s’appesantir sur le charme de la langue maternelle d’Agnes Obel que l’on perçoit les premières envolées des locaux de Contratakerz dans un fat et pur style hip-hop.

Cabaret-Frappe-2013

Je salue la crème festivalo-rock postée à l’entrée du chapiteau et se confirme mon idée initiale que Contratakerz a toute sa place ce soir. Le public est sous le charme, les MC balancent leur gimmick du moment à tout bout de chant « Narvalooooo » et enchainent leurs titres implacablement avec un set  bien gaulé. Délicieux hors d’œuvre.

Le temps de croiser Cédric, pas vu depuis Sylvain moins 10 ans, et ses histoires de co-prod, de « voix du moment » et de stick à lâcher car son plan a mal tourné, et Herbaliser se prépare. En musicien averti, je me réjouis de la présence sur scène d’un clavinet (tapez Stevie Wonder période Talking Book pour en savoir plus), d’un Nord Electro (comme 90% des organistes de scène du moment) et de 3 micros cuivres, signe que la musique d’outre-manche sait encore nous offrir du rêve en dehors du traditionnel guitare-basse-batterie.

herbaliser_artiste

A peine le temps d’être déçu par le batteur et le turntablist (que je passe sous le coup d’une addiction aux new-yorkais qui groovent) et je comprends la réputation scénique d’Herbaliser. Plusieurs fois manqués en concert, je ne les connaissais que par leurs excellents albums disponibles dans les bacs de ma bibliothèque. Ca joue bien et efficace, dans un style groove funk mais pas sectaire. Les musiciens n’en gardent pas sous la semelle et on renifle à coup sur les anglais nourris à la soul dès l’adolescence. Leur maîtrise du genre est parfaite, tous les codes sont là, plutôt bien restitués. A croire que leurs grands frères leur ont transmis les gènes mods du swinging London.

Jö cabaret(en photo : Joël)
Calé à la table de mixage, je supporte tant bien que mal les effets plutôt dévastateurs de la tierce-quinte chez mes amis cuivres… Non, il ne s’agit pas de fausse note! Mais le volume est décidemment trop fort et le trompettiste semble bien décider à placer son instrument au delà de toute limite humaine.

Au final un bon point quand même pour cette Albion qui n’avait rien de perfide ce soir.
Je regagne ma voiture, heureux de ne pas avoir perdu trop de décibels et je remercie les saints patrons du rock de me donner encore longtemps ces plaisirs là.

Leonard Bernstein avait raison, la musique ne se vend pas, elle se partage…

 

Où trouver Contratakerz?

Où trouver Herbaliser?

Jérôme

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