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Previously dans « Electrospective #2 » : la globale rave culture gagnait l’Europe…

… QU’EN RETIENT LE TOP 50 ???

Si vous avez entre 35 et 45 ans et que vous faites le tri dans vos cassettes et/ou vos 33 tours, vous trouverez peut-être un de ces tubes planétaires qui firent éclater la culture électro au grand jour. On commence en 86, avec l’arrivée fracassante d’un ovni britannique : le groupe MARRS et leur fameux « Pump the volume » qui introduit le virus du sampling en empruntant un échantillonnage (c’est l’art du détournement) d’un tube des rappeurs américains Eric B and Rakim.

La révolution électronique est en marche avec d’autres groupes de DJ’S anglais qui propagèrent la house par la technique du sampling comme Bomb The Bass avec « Beat this » et Coldcut et leur « Doctorin’ the house ». Suivis par les Beatmasters et leur inoubliable « Rock da house » et en 88 l’énorme tube d’acid house hystérique de S’Express du DJ Mark Moore. Début 90 on écoutait la house soul de Beat International avec «Dub be good to me» et M People qui voulait nous faire bouger «Movin on up».

Il faut dire que le dub, un remixage basé sur une rythmique de basse et de batterie avec des effets de sons,  a été inventé dans les années 70 par l’ingénieur du son King Tubby en Jamaïque, c’est le début du remix.

La new beat explosa en Belgique avec One O One et le groupe délirant Confetti’s avec le sympathique Peter Renkens et ses deux mètres de haut, accompagné de ses belles danseuses. A cette époque on pouvait danser dans la rue en se déguisant sans avoir avec l’air ridicule… trop génial.

Parmi les groupes fondateurs de la dance music on retrouve en 89 les belges Technotronic n’hésitant pas à faire monter la confiture avec leur « Pump up the jam ». Il fallait compter aussi la disco-house des italiens de Black Box avec « Right on time ». En Europe la house music donna naissance à l’Eurodance (Eurobeat) qui va dominer la scène musicale durant la décennie 90. Un succès qui s’explique par une formule simple et efficace : un duo composé d’une belle chanteuse qui a du coffre et d’un rappeur souvent noir et musclé qui chante en anglais sur une mélodie entraînante aux paroles simples. Premier coup de tonnerre avec les producteurs allemands (encore eux) : le groupe Snap prend le pouvoir dans l’industrie du disque en faisant appel à une chanteuse de jazz.

Les limites de l’Eurodance sont repoussées avec le succès mondial des hollandais de 2 Unlimited et leur tube « No limit ». On peut retrouver tous les autres artistes de la Dance Machine qui ont marqués l’Eurodance dans de nombreuses compilations sur les nineties :

-Les chanteuses : Rozalla, Corona, Robin’s, Adeva, Jocelyn Clark, Whigfield, Regina, Ultra Nate, Crystal Waters, Gala

-Les chanteurs : Dr Alban, Haddaway, John Scatman, Sash, Robert Miles, Captain Hollywood, Real Mac Coy, Dj Bobo

Mais à la fin des années 90 la machine dance s’emballe. L’industrie musicale est saturée, la fête est finie, c’est le retour du rock et de la pop. La dance européenne revient au cours des années 2000 avec le groupe allemand Cascada. Il faut compter aussi sur le mouvement de la tektonik (chorégraphies basées sur les rythmiques métronomiques de la musique électronique) et la dance pop américaine de Lady Gaga.

Tandis que dans que la nouvelle génération électronique les nouveaux DJ’s font triompher l’EDM. C’est la starification mondiale des DJ’s et la musique électronique règne désormais  en maître absolu sur la pop culture.

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