CHRISTOPHE MONNIOT, « Vivaldi universel (saison 5) »

Coup de cœur pour un coup de gueule !

Ce coup de gueule qui m’a tant plu, c’est celui que Christophe Monniot pousse à travers son « Vivaldi universel [saison 5] » : le jazz a toujours été pour moi une musique de résistance et de lutte, depuis le blues des esclaves africains déportés vers le nouveau monde dans laquelle il plonge ses racines, jusqu’au free jazz  qui voulait faire éclater les cadres établis, sur fond de lutte contre la ségrégation raciale.

Ici encore, ce jazz-là exprime sa révolte contre l’inacceptable : la 5ème saison dont il est question, c’est celle qui nous advient, déréglée par l’aveuglement des sociétés occidentales et la course aveugle au profit : réchauffement climatique, pollutions irréversibles, avancée du Sahara qui pousse les populations à l’exode, alors que les pays « riches » ferment leurs portes…

Christophe Monniot fait ici feu de tout bois pour nous toucher au vif : partant des thèmes des Quatre saisons de Vivaldi, il mêle aux sons des saxophones (les siens + celui du quatuor Arcanes) la bande originale de Sylvie Gasteau (« les arrières saisons »), constituée de voix d’enfants, de réflexions de paysans sur la météo, et de la lecture d’extraits d’un rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

Un disque qui nous rappelle haut et fort que la musique est toujours d’une façon ou d’une autre ancrée dans son époque, que l’indignation et la révolte la traversent et peuvent être portées par elle, sans rien sacrifier de ses exigences artistiques.

Preuve aussi que le jazz est toujours aussi vivant, toujours prêt à s’ouvrir à tous les moyens d’expression, toujours prêt à s’affranchir des codes et des clichés.

Où trouver ce document ?

http://www.inclinaisons.com/artistes/index.php?ref=christophe-monniot-131&id=135

Auteur : Martine

Si j'avais le choix de la couleur, j'aimerais assez être bleue, comme la note du même nom; si j'étais une note, j'aimerais être n'importe quelle petite croche de l'adagio du concerto pour clarinette de Mozart (et je promets de rester bien à ma place), ou encore un silence entre 2 notes de Thelonious Monk; si je devais changer de métier, je me vois bien pâtre sur un rocher chez Schubert ou ornithologiste chez Charlie Parker… Mais bon, j'avoue, dans la vraie vie je m'appelle Martine, et je suis amatrice, outre de musiques en tous genres - mais plus particulièrement celles qui passent à des heures impossibles à la radio - de moelleux au chocolat (avec un fond de sauternes), car c'est bien connu, ventre affamé n'a point d'oreille, et dans notre métier, les oreilles, c'est essentiel !

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