[Malheureusement le concert de Charles X vient d’être reporté à l’automne]

Puisque dans notre métier de bibliothécaire, on se doit de faire rentrer les musiques dans des cases (ça c’est du blues. Lui il fait de la folk. Pour Beyoncé allez voir en soul), on doit avouer qu’avec l’invité de la Belle Electrique du 24 Mars, on n’est pas sorti du sable.

En effet Charles X, jeune californien fort bien fait de sa personne, est un artiste que l’on suit de près dans les bibliothèques de Grenoble (et le fait que les bibliothécaires soient majoritairement des femmes est fortuit, hum…). Nous disions donc, artiste jeune talentueux, protéiforme et très attaché à faire reconnaître ses origines afro-américaines.
En écoutant la musique de Charles X, on a, comme je vous le disais, beaucoup de mal à le faire rentrer dans une case. Si le background est ancré dans le terreau hip-hop, son univers oscille dangereusement entre la soul sensuelle façon Nina Simone, la nu-soul la plus contemporaine, le jazz, l’électro et on entend même parfois dans sa voix, un râle de Lenny Kravitz.
Une chose est sûre, ce petit génie s’est nourrit de la musique de ses parents et de ses grands-parents et il se veut clairement le nouveau représentant de la cause et de la musique noire américaine. Il a su savamment en extraire un groove subtil, une rage tenue et une sensualité extrême.

Il en ressort un message révolutionnaire mais avec l’option paisible, voir tendance hippie. Et quand on l’interroge sur ses aspirations il rétorque crânement : « Je fais de la musique car Bob Marley et John Lennon sont morts pour une raison. Les gens se sont rendu compte qu’on n’avait pas besoin de soulever des armées ou de multiplier les lavages de cerveau pour faire bouger les choses. Non, on a juste besoin de musique et d’amour, et c’est ce dont ils ont peur ! Ils ont peur qu’un autre chante la révolution, une révolution pacifique. » (source Konbini)

On vous avait déjà parlé de son avant dernier album « Sounds of the yesteryear»  résolument soul, Charles X revient cette année avec un album logiquement appelé « Peace » (dont je tairai tout commentaire sur le visuel de la pochette) plébiscité par la critique, où il continue de faire le malin en jonglant avec une agilité confondante avec la soul, le hip-hop, le jazz et l’électro. On sent même parfois poindre un hommage à Prince et Michael Jackson.
Une chose est sûre, il va faire chaud à la Belle Electrique le vendredi 24 Mars alors si vous avez raté le Grand Lee Fields, roi de la soul à la James Brown, ne ratez pas son héritier : Charles X.
Et un bonheur n’arrivant jamais seul, vous pouvez trouver les albums de Charles X dans les bacs de vos bibs chéries mais aussi sur la Numothèque, en ligne, au chaud, chez vous.

# Label Bmol 11

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