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Deux Mc et un beat maker, une sorte de nihilisme rehaussé de punchlines, ce trio sorti du collectif lyonnais l’Animalerie nous présente un album un peu schizophrénique, à la fois intello (pour le fond) et grossier (pour la forme).

Lucio pose des textes littéraires et anars, depuis 10 ans, que ce soit seul ou en groupe, voire sous un de ses nombreux alias. Avec une vingtaine d’EP, cinq albums et énormément de concerts, on peut dire que c’est un rappeur plus que prolifique.
Anton, lui c’est depuis 20 ans qu’il graffe et chante, il gratte des textes sensibles et a surtout fait des vidéos pour le net, ainsi qu’une poignée d’albums et beaucoup de featuring.
Oster c’est le beatmaker, celui qui fait le gros son depuis le début des années 2000. C’est autour de lui que s’est rassemblé le collectif l’Animalerie, qui a montré au monde que le rap de Lyon méritait une reconnaissance et qui rassemble beaucoup plus que des musiciens. Derrière les musiciens, se cache toute un flopée d’artistes d’un autre genre, des techniciens, des vidéastes et tous ceux qui permettent au nombre monstrueux de vidéos du collectif d’apparaître en ligne et aux albums d’être si bien travaillés.

L’album alterne des textes agressifs sur de douces mélodies et des pistes aux samples plus moelleux (classique, funky, jazzy) mais toujours avec une mélancolie présente en toile de fond.
Ils ne se prennent pas au sérieux, s’insultent copieusement dans une sorte d’égo trip dépressif, anar et poétique. Toujours critiques, leurs cibles sont multiples : les politiques, la scène rap française, les festivals, la télé et surtout eux-mêmes.

Un album doux-amer qui fait mal mais qui s’écoute bien.

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