THE YOUNG GODS, « Super ready / Fragmenté »

Après plus de 20 ans de bons et loyaux services, les Suisses de The Young Gods font feux de tout bois en multipliant les projets (une série de concerts acoustiques) et les sorties de disques (après un best-of XXYears, le prochain album est déjà dans la boite). Pas de signes d’essouflements alors même que beaucoup peinent à se renouveler la quarantaine passée. Le secret de l’éternelle jeunesse ?

Oubliez les albums précédents (Second Nature et surtout Music for artificial clouds) très électro-ambient, ici il s’agit d’un mélange détonant de rock et de musique électronique avec des détours par le blues (« Machine arrière »). De toute façon, THE YOUNG GODS peuvent tout se permettre, comme sortir un disque avec une pochette pareille (strass et paillettes quand même), chanter en français (voire le mélanger avec l’anglais), ils s’en sortent toujours avec classe et un grand sourire aux lèvres.
Des boucles électro obsédantes cèdent la place à des riffs de guitares et à des samples dévastateurs (« Freeze »); les sons électroniques fusionnent avec le rock des genevois et tout ça coule de source : on a jamais l’impression d’un patchwork mais au contraire d’une musique extrêmement cohérente et pensée. Même l’utilisation du vocoder et du sitar (« Stay with us », la ballade de l’album) d’ordinaire rédhibitoire est bien amenée.

Une production aux petits oignons achève de me convaincre: une grande claque dans ma tronche comme on dit.

Alors, le secret de l’éternelle jeunesse ? L’envie, la passion intacte et la volonté de ne pas (trop) se renouveler… Décidement, les playlists de fin d’année s’annoncent délicates…

Author: Julien

Né quelques jours après la mort de Jimi Hendrix (on fait se qu'on peut). S'est flatté pendant longtemps de détester le jazz mais attribue désormais cela à une erreur de jeunesse. Déteste vraiment la nouvelle-nouvelle-nouvelle chanson française. Se gausse pourtant d'avoir vu Bashung un soir de 1995 et d'y avoir pris du plaisir. A tenté (vainement) d'être musicien et traine depuis son mal-être dans des débats musicaux stériles. Persiste a porter des pulls à capuche et des Converse (le plus souvent déchirées) à bientôt 40 ans…

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