Ce groupe américain a un problème : il fréquente les autoroutes saturées d’un genre où la surproduction n’est pas un vain mot, celui du rock ou de la musique pop (la Fnac – par je ne sais quel mystère – les a classé dans son récent supplément folk ), là où il est devenu aussi facile de suivre le rythme des parutions que de couvrir la rentrée littéraire de l’automne pour un libraire.

Un créneau où seuls les meilleurs ont une chance de publier un second opus sur n’importe quelle maison de disque par les temps qui courent.
THE NATIONAL pour sa part a sorti son quatrième disque : une manière comme une autre de signifier la qualité du combo, car aujourd’hui survivre relève déjà d’une sorte de reconnaissance. Et visiblement ils en ont encore sous le capot quand on voit le saut qualitatif par rapport au précédent album (« Alligator », 2005).
Douze titres sobres – voire dépouillés – mais animés d’une qualité d’écriture rare (et là je ne parle pas des textes, vu mon niveau d’anglais je préfère réserver mon jugement), c’est à dire des mélodies travaillées, une orchestration tout en retenue, une voix au timbre chaud, de la simplicité et du talent pour concocter quelques perles (« Fake empire », « Start a war », « Racing like a pro ») et un disque homogène sans réelle baisse de régime.
Rien de fondamentalement nouveau donc, mais parvenir à créer de l’émotion en parcourant des routes maintes fois arpentées relève toujours d’un petit miracle…Un grand disque de rock qui figurera en bonne place dans mes listes de fin d’année.

D’autres commentaires sur ce disque sur le site Tatapoum (un site de chroniques de disques collectif où chacun peut apporter sa contribution).

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Une réponse

  1. Mediamus dit :

    Un excellent album dans la ligne Chamber pop des Tindersticks, Lampchop. A écouter en regardant la pluie tomber. Et aujourd’hui on est servi 🙂 NB

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