Chère P.J. HARVEY,

J’attends chaque nouvel album de vous, avec une impatience toute juvénile (moi qui ne le suis plus pourtant !), car je sais que c’est un défi musical sans cesse renouvelé. Vous êtes de la trempe des artistes qui repoussent leurs limites au plus loin et au plus improbable. Avec cet opus, le pari est à la hauteur de la réalisation : tout simplement grandiose.

Plus de guitares hurlantes et de voix rauques et rugissantes, que vous maîtrisiez admirablement bien pourtant et que j’aimais. Avec White chalk, vous vous mesurez au piano. Et votre voix est montée en octave. Une sérénité toute nouvelle est apparue. Sérénité, matinée d’une douce mélancolie. Les mélodies sont sublimes et sont portés par des arrangements de cordes, subtils et discrets, qui portent votre voix et lui servent d’écrin.

Ces arrangements n’effacent pas (fort heureusement !) un petit côté sauvage et indompté qui ressort à l’écoute. L’émotion est présente à chaque morceau. Essayez «Silence», «The devil», «Dear darkness» et «Broken harp» et laissez-vous entraîner.

White chalk est un album lumineux, brillant comme une belle pierre. Comme un diamant rutilant, peut-être mal taillé. Mais c’est le plus beau carat de ma discothèque du moment.

Bravo et merci !

White Chalk / P. J. Harvey (Universal, 2007)


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