DJEMDI, « 1+1+1+1=1 »

La scène locale grenobloise est à l’honneur sur Bmol ! Après les reggaemen de WAREIKA HILLS & MIKROMAN, voici venu DJEMDI, pas tout à fait une nouveauté pour ceux qui suivent régulièrement l’actualité musicale grenobloise, mais un véritable ovni dans le paysage musical d’ici et d’ailleurs.

DJEMDI est une formation originale qui associe les percussions (essentiellement le djembé) et le didgeridoo, cette étrange instrument issu de la culture aborigène australienne. Alors à quoi peut bien ressembler une telle association musicale ? Par moments on pense à de la techno bien qu’ il n’y ait aucun ajout électronique, l’ensemble de l’album (excepté le très reggae/rap Je souffle dans un tube) étant instrumental. Mais cette musique basée sur le rythme et la répétition évoque tellement la transe qu’il est difficile de ne pas penser à de la Goa ou de la Trance justement. Ecouter aussi Bleu avec ses lentes montées / explosions caractéristiques du genre.

La monotonie qui pourrait menacer l’ensemble par moments est brisée par l’apport d’autres touches de couleurs sonores autour de ce noyau dur percussions / didgeridoo. Comme sur le morceau Bleu avec l’ajout de chants, sur Vert où le didgeriddo se déploie sur des harmonies de guitare et où apparaît par moments des lignes de basse dont le son n’est pas sans m’évoquer la new wave et Joy Division ! Ou encore avec cette intro à la guitare acoustique aux accents flamenco sur le titre suivant Brun Dam’mix.

Quoi qu’il en soit difficile de ne pas être impressionné par la technique de didgeridoo des 2 « souffleurs » Batman et Keké : les variations d’effets sont nombreuses et soulignent toute la diversité de sons qu’on peut obtenir, le tout bien mis en valeur par une production soignée.

Un album qui a du coffre sans aucun doute…

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Auteur : Julien

Né quelques jours après la mort de Jimi Hendrix (on fait se qu'on peut). S'est flatté pendant longtemps de détester le jazz mais attribue désormais cela à une erreur de jeunesse. Déteste vraiment la nouvelle-nouvelle-nouvelle chanson française. Se gausse pourtant d'avoir vu Bashung un soir de 1995 et d'y avoir pris du plaisir. A tenté (vainement) d'être musicien et traine depuis son mal-être dans des débats musicaux stériles. Persiste a porter des pulls à capuche et des Converse (le plus souvent déchirées) à bientôt 40 ans…

5 Replies to “DJEMDI, « 1+1+1+1=1 »”

  1. D’après votre Myspace, concert à venir le 31 juillet au Cabaret Frappé, non ? On attend d’ailleurs impatiemment la programmation du Cabaret pour cet été!

  2. Très bonne nouvelle ! Il va donc venir rapidement enrichir la collection « Scène locale » de la bibliothèque Centre Ville. Des concerts à venir prochainement ?

  3. oui oui, je parle bien sûr de la sonorité de la basse avec pas mal de réverbération et non du style du groupe. Il est clair que l’on ne pense pas spontanément à Joy Division lorsqu’on écoute cet album…

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