ANTONY & THE JOHNSONS, « The crying light »

Antony Hegarty est né en 1971 dans le sud de l’Angleterre, 10 ans après il déménage pour la Californie où il découvre Boy George et Marc Almond et fonde avec un ami un collectif artistique Blacklips, groupe de drag queens qui s’adonne au théâtre expérimental. Quelque temps plus tard une de ses démos est remarquée. Puis sort un premier album en 2000. Lou Reed tombe sous le charme et embauche le groupe pour son projet The raven. I’m a bird now sorti en 2005 offre à ANTONY & THE JOHNSONS la consécration internationale; les collaborations s’enchaînent: Björk, Rufus Wainwright, Lou Reed, Coco Rosie.

Je ne suis pas prêt d’oublier le jour où j’ai découvert la voix d’Antony, au boulot, seul à mon bureau le casque sur les oreilles. Cette voix qui s’élève comme une plainte, comme seule au milieu d’instruments qui la porte et l’encense. Un moment de beauté intemporelle comme on n’en vit pas beaucoup dans une vie de discothécaire. Il est de ces moments où l’on semble seul au monde, incapable d’exprimer par des mots la virtuosité d’un sentiment intérieur.

Antony oscille constamment entre douleur et douceur, semblant porter toute la peine et la beauté du monde dans un seul corps et une seule âme. Franchement unique comme artiste. Aujourd’hui Antony est branché écologie et participe au projet disco Hercules & Love Affair du new-yorkais Andrew Butler. Surprenant le monsieur…

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Auteur : Jérôme

Persuadé que toute musique a un sens social caché, il déteste Florent Pagny et Elton John. Musicien, il raconte partout qu'il a joué avec Tiken Jah Fakoly et qu'il a touché Angus Young lors d'un concert à Alpexpo en 1980. Il essaye lamentablement d'imposer l'écoute de France Culture en voiture à ses enfants, mais connaît le rap et le r'n'b de Skyrock par cœur. Obnubilé par la désertion des jeunes en bibliothèque, il serait prêt à remplacer le logo des bibliothèques de Grenoble par une photo plain-pied de Beyonce.

Une réponse à “ANTONY & THE JOHNSONS, « The crying light »”

  1. Bien vu, moi aussi j’adore Anthony & the Johnsons, à écouter sans modération mais pas quand on a le cafard !

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