LOZANO – Profession : Marchand de Bonheur(s)

On peut être un gitan, avoir quelques références culturelles et chanter du Nougaro.  A l’heure où la parole se lâche sans complexe, effaçant telle une dangereuse ardoise magique toute référence au  «Porajmos» ou «Samudaripen», le monstre génocidaire qui dévora le peuple des voyageurs, il semblait de salubrité publique de revenir sur le parcours artistique multiple de celui qui fut si longtemps notre voisin du côté de la place Saint Bruno.

Roberto Lozano, car c’est bien de lui qu’il s’agit, a beau avoir des racines qui courent sous la mer, entre Andalousie et Maghreb, il est avant tout une personnalité bien (re)connue de l’« undergraounde  dauphinois » et de la scène musicale grenobloise.

D’ici et d’ailleurs. De chez nous et de là- bas. Vagabonde. Vagamonde. Le bonhomme n’est pas très grand de taille mais son énergie et son engagement musical lui ont permis de chalouper pendant une quarantaine de balais, entre pop, soul, latino et « ChantSongs ».

Aujourd’hui, c’est à quelques encablures de Grenoble, et quelque part en Occitanie, que ce fils du vent et des vagues est allé poser son Bungalove, ses chemises à fleurs et son grand cœur, afin de poursuivre son travail de création. Au programme balôches latinos, smartphones sessions, chorales, fiestas y tutti quanti.

Une petite recherche au catalogue des bibliothèques de Grenoble ainsi que dans le référencement de la BNF nous permet toutefois de garder la mémoire de son apport à l’histoire musicale locale. Deux points, ouvrez la notice.

« Roberto Lozano, auteur, compositeur, interprète, acteur. – De 1971 à 2000, utilise les pseudonymes : Jeriko, Robber Bank. – De 1980 à 2000, fonde les groupes : Les Interimers, Les Batmen, Les June Bratz, United colours of Robber Bank, Robber bank et le Beat bazar ».

Allez, sortons des points et des virgules et – pronto ! – vamos pour un petit medley en image et en musique. La musique, il l’a dans le sang depuis le berceau, comme en témoigne sa  première composition «les petites minettes». On est en 1973 et  il chante déjà comme un pinson sévillan :

De 1976 à 2014, vinrent  successivement : Les Intérimers puis  the Batmen, les June bratz, Robber Bank, la Premiata orchestra di ballo, Los Justicieros, La Danceteria et enfin Petit Soleil.

C’est ici que l’on aura  le meilleur aperçu de «la totale  Roberto»

En solo comme en bande décidée, la marque de fabrique Lozano, c’est aussi et avant tout  «con los amigos». Un réseau de dingos , comme ceux du Pasha disco club. Et  un  public  fidèle, expert ès qualité qui n’en rate pas une.

Se canto, que canto… pour apprécier la bel ouvrage et l’actualité du roi du pseudo, c’est forcément loin des tuyaux de la grosse armada  musicale que ça se passe. Donc, sur le net. Ici, le nuage musical de Robilozano : https://soundcloud.com/robilozano.

Là, le duo «Petit soleil» ( Lozano, Da pinto) pour « changer d’air et se rapprocher de la lumière ».

Enfin, de ce côté, ZE chaîne YouTube.

Il se murmure (chuuuut…) qu’on peut y entendre Elisaro, un duo de tourtereaux partageurs et fugueurs… dont il serait dommage de se passer.

« Caminante, no hay camino, se hace camino al andar »… Toi qui marches, il n’existe pas de chemin, il se fait en marchant. Avant de passer le vôtre,  gardez le pavillon de vos portugaises tendu du côté du sud.

Car Il se pourrait bien qu’en 2019 un quatre CD rétrospectif se retrouve sous presse… histoire de proposer et conserver le meilleur de Roberto… hello holà aloha saravah… Conseil de « pro », Ce sera une pièce de collection. A bon entendeur… Salut… amigos.

Quelques disques du phénomène dans le réseau des Bibliothèques de Grenoble :

Tranquil / Robert Bank

La bonne étoile / Lozano

L’entrepôt live 96

One Reply to “LOZANO – Profession : Marchand de Bonheur(s)”

  1. Merci Karine pour Roberto et pour ces bons souvenirs de notre jeunesse (surtout la tienne) sancti-brunoise à l’ombre de l’église en ciment Dolorès

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